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HERNIES MARGINALES POSTERIEURES ET AVULSIONS DU LISTEL

UNE NOUVELLE APPROCHE ANATOMO-RADIOLOGIQUE

D.GASTAMBIDE* E.NATAF**

 

Les avulsions du listel ou fractures apophysaires du limbus (apophyseal ring fractures), et les hernies marginales postérieures (HMP) constituent la même entité anatomo-clinique. D'individualisation relativement récente, elles demeurent imparfaitement systématisées.

Le but de cette étude est de clarifier les différentes dénominations, de faire le point sur les classifications en donnant un aperçu biomécanique et d’en discuter le traitement médical et chirurgical.

Historique

Les premières descriptions de sciatique par hernie discale par Mixter et Barr en 1934 et De Seze en 1939 ne différenciaient pas les compressions radiculaires par hernie discale "molles" des compressions ostéo-cartilagineuses liées à une avulsion osseuse.

L'individualisation du listel marginal comme entité anatomique d'une part, et comme facteur compressif par avulsion d'autre part, est beaucoup plus récente:

·        en  1950, Key décrivait des compressions radiculaires post-traumatiques chez l'enfant liées à des hernies ostéo-cartilagineuses.

·        En 1973, Lowrey (41) rattache le premier ces symptômes à une fracture déplacée du listel marginal postérieur.

·        En 1988, Takata (56) propose une classification anatomo-pathologique de ces fractures, décrivant des cas chez l'adulte jeune.

·        En 1989 et 1991, Harada (24) puis Epstein (14) affinent encore la classification des lésions.

·        Par ailleurs, Laredo et Bard (36) décrivent  parallèlement en 1986 chez certains sujets sciatalgiques des fragments osseux rétro-marginaux postérieurs sur les clichés de rachis lombaire de profil, qu'ils rattachent à des fragments de listel détachés; leurs descriptions concernent pour la moitié des patients atteints de maladie de Scheuerman, soulignant la parenté entre les 2 affections. Les fractures du listel apparaîtraient ainsi comme des variantes très postérieures de hernie intraspongieuse (53), justifiant leur nom de hernie pré-marginale postérieure ou marginale postérieure (HMP). La tomodensitométrie a ensuite permis la visualisation directe du listel fracturé et de ses rapports avec le disque adjacent habituellement hernié. L'avènement de l'IRM n'a pas permis une meilleure compréhension des lésions, le signal du listel étant généralement bas, mal individualisable du ligament vertébral postérieur.

Rappel sémantique

En architecture, le listel est une petite moulure carrée et unie qui en surmonte et accompagne une autre plus grande, ou une moulure plate que l’on place au dessous de l’échine (moulure courbe, placée sous le tailloir ou partie supérieure) du chapiteau dorique.

En numismatique, cercle bordant une pièce de monnaie sur son contour en présentant une saillie supérieure à tous les reliefs de l’effigie.

Ce mot s’utilise aussi en reliure et en héraldique

Embryologie, croissance et biomécanique

Le listel marginal est un anneau cartilagineux puis osseux  siégeant à la partie périphérique des plateaux vertébraux, plus étroit en arrière qu'en avant. L'ossification, s'effectuant de la périphérie vers le centre, débute à partir de 2 ans au niveau thoraco-lombaire( Schmorl, Junghans) puis se généralise au cours de la 2ème décennie (40). La nature de l'ossification des plateaux vertébraux eux-mêmes (plaque cartilagineuse), et des listels, semble être de nature différente: en effet, le listel semble s'inclure dans un ensemble anatomique plus vaste "disque listel", entité mobile, élastique et amortisseur, s'opposant au plateau vertébral lui-même, rigide (Louis). Venant conforter cette hypothèse, les études micro-anatomiques montrent que les fibres les plus périphériques du disque( annulus), s'insèrent sur le listel.

 

  Classification anatomo-pathologique.

 

 Les avulsions du listel marginal semblent favorisées par un retard ou une mauvaise qualité de la fusion entre listel et reste du plateau vertébral: ce fait explique la plus grande fréquence des maladies de Scheuermann associées. Les coupes anatomopathologiques de ces fractures mettent en évidence une triple constitution du fragment fracturé: os spongieux, cartilage hyalin correspondant au listel non encore ossifié, et du tissu hyalin pauci-cellulaire correspondant à du matériel discal (41). Ainsi, au cours de ces fractures, il existe un véritable « décollement  apophysaire » du listel par la substance discale qui s’infiltre sous pression entre plateau vertébral et listel. A l’inverse, la fracture du listel favorise à son tour une hernie discale, par fragilisation de l’annulus.

Deux types de classification seront ici retenues :

1.      La classification de Epstein (14), reposant sur la description du type de fracture :

-        le type 1 correspondent à un simple arrachement central du listel non encore soudé chez l’enfant et l’adolescent

-        le type 2 au détachement du listel associé à une fracture séparation de la partie postéro supérieure ou inférieure du corps vertébral chez l’adolescent et l’adulte

-        le type 3 à un arrachement listel-os du corps vertébral plus localisé et latéralisé (« chip fracture »).

-        le type 4 correspondant à une fracture séparation du listel qui s’étend à la fois au delà de la marge du disque et sur toute la hauteur du mur vertébral postérieur très remanié, en remplissant la partie postérieure du canal médullaire avec une association d’os cortical cicatriciel et de’os spongieux remanié.

2. La classification de Harada (24), qui a l’avantage d’étendre aux listels le concept anatomo-fonctionnel de hernie discale, les formes « complètes » de hernie discale devenant des fractures du listel : le type 1 de hernie discale correspond ainsi à une hernie isolée du nucléus, le type 2 à une hernie « nucléo-annullaire », le type 3 à une hernie annulaire isolée, le type 4 à une hernie incluant le listel, et le type 5 à une hernie associant nucleus, annulus, listel et plateau vertébral.

 Données cliniques

Le HMP surviennent le plus fréquemment chez l’adolescent sportif entre 14 et 18 ans, sur un listel incomplètement ossifié, au niveau de l’angle postéro-inférieur du corps vertébral de L4  ou de L5 (10,36). Des formes survenant sur l’enfant plus jeune, sur un listel totalement cartilagineux, ont encore été signalées. (24)

Le traumatisme causal est souvent minime et répétitif, la lésion s’apparentant à une fracture de fatigue (défect aux contours condensés à la radiographie), mais est parfois important. Par contre, chez le jeune enfant, le traumatisme déclenchant est souvent brutal.

Les conséquences cliniques sont variables, depuis la dorsolombalgie chronique jusqu’à la sciatique simple, et même syndrome de la queue de cheval.

Les clichés radiographiques de profil mettent en évidence le fragment du listel ossifié en situation rétrocorporéale sus discale, faisant saillie dans le canal. Il est parfois associé à un fragment du plateau vertébral sus-discal. Il s’y ajoute une perte de substance  de l’angle postéro-inférieur du corps vertébral correspondant (3). Des signes de maladie de Scheuermann, en particulier aspect feuilleté des plateaux vertébraux et hernies intraspongieuses sont fréquents.

Le scanner en coupe axiale montre une hyperdensité arciforme rétrocorporéale et sus discale de volume plus ou moins important, séparée du bord postérieur du plateau vertébral par du matériel discal.

Les reconstructions sagittales permettent au mieux d’apprécier le degré de sténose canalaire secondaire. (36, 19))

L’IRM semble quant à elle moins performante, notamment en raison de la difficulté de préciser la topographie du segment osseux, généralement de bas signal chez l’adulte (19) . Sur les reconstructions sagittales, on recherche une image d’hypersignal en Y horizontal dont les deux branches entourent une zone d’hyposignal en arrière. L’IRM présente cependant un certain intérêt chez un enfant lorsque le fragment de listel reste cartilagineux en totalité ou en partie (signal intermédiaire ou élevé en T2).

Elle permet en outre un bonne appréciation du calibre canalaire dans le plan sagittal, et précise les rapports du listel et de la HMP avec le ligament commun vertébral postérieur.

 

Diagnostic différentiel

Il est esssentiellement radiologique.

Il faut éliminer : de simples calcification discales, une fracture vertébrale.

Les cas les plus difficiles semblent être les fractures du listel de l’adulte apparaissant anciennes, et récemment associées à une hernie discale.

Le scanner élimine une fracture de couronne ostéophytique en cas d’arthrose évoluée(19).

Les reconstructions sagittales confirment les images des clichés radiographiques de profil.  

Discussion

Les nombreux termes utilisés pour définir la pathologie du listel marginal postérieur (hernie rétro-marginale postérieure (36), hernie pré-marginale postérieure (53), hernie marginale postérieure (HMP) (36, 10), fracture du listel, avulsion du listel, « posterior bony avulsion or PBA » (36), « lumbar posterior marginal node or LPMN » (36,37), « apophyseal ring fracture » (11), limbus fracture, avulsion fracture, « intervertevral disc impingement », « vertebral rim lesion »  « posterior retroextramarginal disc hernia (PREMDH) » (51)  , etc, soulignent uns certaine incertitude nosologique et anatomopathologie quant à leur définition exacte. Nous avons choisi le terme de HMP car elle s impliquent à la fois une fracture du listel et la hernie. Cependant, hernies prémarginales postérieures et hernies rétromaginales postérieure nous semblent des termes qui ont leur légitimité selon que l’on considère la « marge » au niveau du listel avulsé ou au niveau du défect du corps vertébral. Dans le but d’une compréhension immédiate du lecteur, nous utilisons usuellement le terme de fracture du listel qui est le plus courant.

D’un point de vue anatomique, le listel marginal est un anneau en forme de fer à cheval plus étroit en arrière qu’en avant. Il semble exister une parenté embryologique et fonctionnelle entre listel et disque, qui sont les constituants d’un  système anatomique plus vaste, nucléus- annulus-listel. Harada (24) a proposé une classification des hernies discales englobant les fractures du listel (cf. supra). Les arguments avancés sont de plusieurs ordres :

§         La micro anatomie montre que les fibres les plus périphériques de l’annulus s’insèrent sur le listel (les fibres de Sharpey « pénètrent histologiquement dans le listel). Le listel semble donc servir d’amarrage et de contrefort à l’annulus.

§         Le listel s’ossifie de façon très différente du plateau vertébral qui a la fonction d’un cartilage de croissance (50), alors que le listel a la fonction d’apophyse dont l’ossification s’effectue en effet avec la traction et la compression des fibres de l’annulus.

§         Le plateau vertébral s’ossifie à partir de minces plaques cartilagineuses qui recouvrent le corps vertébral qui est lui-même issu d’un point d’ossification unique ou centre primitif médian.

 

Au plan biomécanique , la zone cartilagineuse non ossifiée du listel chez l’enfant et l’adolescent autorise une micro mobilité annulaire et une élasticité intercorporéale, en même temps qu’elle constitue une zone de faiblesse au niveau de laquelle les décollement pourront survenir (10). En résumé, on peut retenir deux entités distinctes : l’ensemble disque listel, mobile, élastique, faisant fonction d’amortisseur, et le plateau vertébral, rigide et fixe.

 

Les HMP sont plus fréquentes en cas de maladie de Scheuermann, l’ « apophysite » (50,53) des listels favorisant une fragilisation du disque, lequel peut migrer plus facilement et venir décoller le listel. L’avulsion du listel ne serait dans ce cas qu’une forme de hernie intra spongieuse très postérieure.

 

Enfin il et connu qu’en cas de dégénérescence discale de type arthrosique importante, la production ostéophytique s’effectue aux coins des plateaux vertébraux, précisément aux dépens du listel, celui-ci reprenant en quelque sorte son ossification. La couronne ostéophytique se déploie d’ailleurs horizontalement, parallèlement à l’axe du disque, puis verticalement et peuvent se rejoindre entre deux vertèbres pour former un pont osseux ostéophytique, reproduisant ainsi la direction des fibres annulaires .

 

D’un point de vue anatomopathologique, il apparaît que du fait de sa mobilité, le listel marginal postérieur (et en particulier la zone transitionnelle encore cartilagineuse entre plateau et listel déjà ossifié), est particulièrement sollicitée au cours de la croissance notamment en cas de pratique sportive répétée et intense.

 

Probablement à cause de sa mobilité importante, l’étage L4L5 est le plus fréquemment atteint.

 

Les fractures du listel marginal antérieur, miroir des HMP sont plus fréquentes que les HMP dont elles sont le miroir, probablement du fait que le ligament commun vertébral commun antérieur et le complexe listel-disque sont les seuls freins à la rotation vertébrale en extension,

 

D’un point de vue clinique, une étiologie traumatique est le plus souvent retrouvée, le traumatisme étant en général d’autant plus intense que le sujet est plus jeune ; ainsi, les formes du sujet âgé semblent plus se rapprocher des fractures de fatigue. Les manifestations cliniques sont variables, de la simple lombalgie à la sciatique hyperalgique ou paralysante, voire au syndrome de la queue de cheval, notamment en cas de canal lombaire étroit associé.

 

La radiographie du rachis lombaire de profil est d’un apport diagnostique intéressant, permettant la visualisation rétrocorporéale du listel avulsé lorsque celui-ci est bien ossifié.

 

L’IRM permet elle aussi une visualisation sagittale des lésions, mais la minéralisation importante du fragment de listel peut rendre son interprétation délicate (ensemble listel-ligament commun vertébral postérieur confondus an sein d’un même hyposignal). Chez l’enfant, en revanche, le listel encore cartilagineux permet l’obtention d’un signal iso-intense, permettant l’étude des rapports avec le ligament commun vertébral postérieur et de faire la différence entre les formes pré- et trans- ligamentaires.

 

Indications thérapeutiques

 

Chez l’adulte, elles sont les mêmes que pour les hernies discales communes s’il s’agit d’un petit fragment latéral de listel postérieur : abord interlamaire microchirurgical ou conventionnel, en modifiant la technique opératoire de façon à exciser le fragment osseux situé en regard du bord supérieur ou inférieur de la vertèbre.

Devant un gros fragment, habituellement déplacé dans le canal médullaire, un abord chirurgical plus important est nécessaire pour récliner le sac dural de chaque côté de façon à enlever tout le fragment osseux très adhérent aux fragments d’annullus qui s’y attachent: laminectomie partielle ou totale, uni ou bilatérale.

Les adhérences centrales et denses avec le sac dural sont fréquentes.

Chez l’enfant, une chirurgie a minima enlevant le fragment ostéocatilagineux saillant qui fait corps avec le restant du disque, sans curetage discal, est souhaitable (39).

Les suites opératoires ont le même protocole et donnent les mêmes résultats que pour les hernies discales communes.

 

Conclusion

Les hernies marginales postérieures

·        Rares et peu connues

·        ont été décrites depuis 1973 par LOWREY et LIPPIT

·        LAREDO, BARD ont publié le premier article européen en 1986

·        leur définition englobe à la fois une fracture du listel et la présence de substance discale herniée entre le restant du corps vertébral et le fragment de listel.

·        Leur diagnostic peut être volontiers méconnu, non tant chez l’enfant ou l’adolescent où elles réalisent une grande partie des sciatiques par hernie discale, que surtout chez l’adulte .

·        En l’absence de troubles neurologiques majeurs, le traitement est d’abord médical durant quelques semaines. Il est chirurgical devant une sciatique paralysante, un syndrome de la queue de cheval, et l’échec des traitements médicaux.

·        Le protocole opératoire doit être modifié par rapport à la chirurgie de la hernie discale commune lorsque les fragments sont importants et limité à une  exérèse du fragment ostéocartilagineux saillant sans curetage discal chez l’enfant ou l’adolescent.

·        Les suites opératoires et les résultats sont analogues à ceux de la hernie discale commune

 

 

Résumé

Introduction

Les hernies marginales postérieures (HMP), rares et peu connues, ont été mises en évidence chez l’enfant avant d’être décrites chez l’adulte.

Le but de ce travail est de faire le point sur la nosologie, la clinique, l’imagerie, le mécanisme et le traitement de ces hernies très particulières, en montrant une nouvelle approche biomécanique.

Matériel et méthode

Leur définition très variable où sont utilisés de multiples termes tel que listel, limbus, avulsion, fracture, nodule cartilagineux, apophyse annullaire, hernie rétro-, pré- ou même rétroextra-marginale rend compte des incertitudes. Nous utilisons les termes « avulsion du listel » ou « hernie marginale ».

Résultats

Le listel marginal est une apophyse circulaire qui participe à la croissance des bords des plateaux vertébraux supérieur et inférieur. Il donne attache aux fibres de l’annulus du disque  auquel il fait corps. D’abord cartilagineux, il se calcifie progressivement, et est completement soudé au corps vertébral vers l’age de 18 ans. En même temps que le disque, il a un  rôle d’amortisseur par rapport au corps vertébral qui est porteur.

Son avulsion, accompagnée de la substance discale qui lui est adhérente, apparaît habituellement à l’adolescence ou chez l’adulte jeune, et devient douloureuse progressivement ou à l’occasion du soulèvement d’une charge lourde. Une symptomatologie lombaire et radiculairevariable peut apparaître. La radiologie peut révéler un fragment osseux intracanalaire avec une image de perte de substance équivalente en regard sur le corps vertébral. Le scanner corrige souvent le diagnostic initialement méconnu sur la radiographie simple. L’IRM apporte moins d’arguments.

Le traitement est médical, et en cas d’échec ou de troubles neurologiques importants, chirurgical, nécessitant un abord bilatéral si le fragment osseux est volumineux. Chez l’enfant, le curetage discal complémentaire paraît inutile sur un  disque sain.

Discussion

Les hernies marginales postérieures sont mieux connues malgré leur rareté. Découvertes initialement chez l’adolescent, elles ont été  décrites ensuite chez l’adulte. Elles associent toujours une hernie discale et une fracture du listel très adhérent à l’annulus fibrosus hernié.

Conclusion

Ce travail apporte une meilleure compréhension du mécanisme, de l’épidémiologie  et du traitement des hernies marginales postérieures dont les appellations sont très variables d’un auteur à l’autre. On peut opposer deux conceptions : l’une minimaliste, faisant de la fracture du listel une pathologie du sujet jeune, de siège électif sur le plateau des corps vertébraux de L4 ou L5, l’autre maximaliste où toute hernie discale peut comporter des fragments de listel.

 

 

 

FIGURES

 

Figure 1 : le listel constituant le bord,  progressivement soudé au cours de la croissance, des plateaux vertébraux, ici le plateau vertébral supérieur

 

Figure 2 : avulsion « simple » du listel, sans l’association fréquente d’une fracture séparation d’un fragment de corps vertébral adjacent. La perte de substance que laisse l’avulsion du listel est remplie par de la substance discale. Le schéma montre ici une hernie du nucleus puposus dans cette perte de substance. Le mécanisme de migration de la substance discale est le même que pour une hernie intra-spongieuse.

 

Figure 3 : TDM axiale d’une hernie marginale postérieure au bord inférieur de L4 chez un adulte de 38 ans. L’importante avulsion du listel postérieur emporte des fragments de corps vertébral adjacent et réalise un type 2 de Epstein. La perte de substance, en avant des fragments, est remplie par de la substance discale, comme dans une hernie intraspongieuse, mais aussi par du tissu osseux remanié cicatriciel.

Figure 4 : Même hernie en reconstruction sagittale.

 

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