ARTHRODESE POSTERIEURE PAR FUSION FACETTAIRE

OU ARTHRODESE INTRA-ARTICULAIRE

 

R. LOUIS – Ch. LOUIS

 

 

 

 

Depuis plus de 50 ans, l’arthrodèse spinale inter-transversaire reste majoritaire dans la pratique courante des chirurgiens du rachis. L’arthrodèse intra-articulaire nous est apparue, au cours d’une pratique de 30 ans, bien supérieure à maints égards.

Mécaniquement, la fusion vertébrale est plus logique et efficace lorsqu’elle est effectuée dans la continuité des piliers portants du rachis. Dans l’arthrodèse postéro-latérale, il est créé des haubans de greffes, prenant appui sur les apophyses transverses, à distance de l’axe vertébral.

Biologiquement, la préparation du lit des greffes inter-transversaires, à partir d’une voie d’abord médiane, exige le sacrifice des pédicules vasculo-nerveux des muscles érecteurs situés en dehors des zones isthmiques. Sur plusieurs niveaux, ce sacrifice peut avoir des répercussions fonctionnelles néfastes. La greffe intra-articulaire ne nécessite pas ce type de sacrifice.

Techniquement, la préparation et l’avivement des articulations postérieures à bloquer est simple, n’exigeant qu’une petite quantité de matériau osseux à greffer, prélevé directement sur les arcs postérieurs, si bien qu’il n’est pas nécessaire d’effectuer un prélèvement iliaque.

L’arthrodèse intra-articulaire doit toujours être associé à une ostéosynthèse.

Les résultats sur le taux de fusion est aussi satisfaisant pour les deux méthodes.

 

REF :  R. LOUIS « Fusion of the lumbar and sacral spine by internal fixation with screw plates ». Clin Orthop. 1986 ; 203 : 18.