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La corporectomie cervicale dans le traitement des sténoses cervicales dégénératives est une intervention très classique et très efficace avec peu de problèmes de stabilité post opératoire, grâce à l’utilisation d’un greffon iliaque. La cage vertébrale « BIOCAGEâ » est un produit radio transparent qui permet de visualiser la progression de la greffe osseuse. Le fil de baryum positionné dans la partie concave de l’implant visualise la position de la cage par rapport à la dure-mère lors des contrôles radiographiques. La cage est étanche lors de sa mise en place, grâce à l’enduction du tricot de polyester, de PLLA, ce qui confère à l’implant sa fonction de soutien du greffon osseux pendant les premiers mois. Ensuite, lorsque le PLLA disparaît, il libère les trous latéraux de la cage, ce qui permet une recolonisation osseuse. L’élasticité des matériaux utilisés autorise les micros mouvements, ce qui facilite la reprise de la greffe osseuse. La cage vertébrale est facilement ajustable en longueur, en per-opératoire ; en effet, à l’aide d’un bistouri le chirurgien peut sans difficulté recouper l’implant à la longueur exacte souhaitée. Méthode :Une fois l’abord
réalisé, la corporectomie est effectuée d’abord au Il faut récupérer l’os ainsi évacué par le Micro drill, sous forme d’une pâte mêlée au sang. Cette récupération se fait à la curette. Autant que possible on résèquera les parties osseuses, que l’on cherche à enlever, à la pince de Kerrisson plus qu’au Micro drill, car ceci donne des fragments osseux plus compacts. La corporectomie s’étend jusqu’au ligament commun vertébral postérieur compris, qui lui ne sera pas récupéré comme matériau de comblement. Une fois la décompression radiculo-médullaire effectuée, on mesure avec un compas la longueur exacte nécessaire et la profondeur vertébrale. Une cage de 12 mm de diamètre semble la plus adaptée au niveau cervical, puisqu’elle laisse un espace de sécurité entre la cage et la dure-mère. On sectionne la longueur voulue, augmentée de 2 à 3 mm .
Lors de la mise en place, il est important d’effectuer une traction crânienne de façon à allonger l’espace dans lequel est introduit la cage. Ceci permet, lors du relâchement de cette traction, de la mettre déjà en compression. Les vertèbres adjacentes sont ensuite fixées par une plaque vissée à l’habitude. On peut, à l’intérieur de la cage, ajouter un substitut osseux ou un activateur de consolidation. Lors de notre évaluation clinique, 1 type de plaques antérieures très fines, légèrement galbées, de 1 à 1.5 millimètre d’épaisseur, ont été utilisées. Les cages vertébrale « BIOCAGEâ »
ont été implantées à 1, 2, ou 3 niveaux. Il s’agissait de 1 niveau dans
59% des cas, de 2 niveaux dans 29% des cas, et de 3 niveaux dans 12% des
cas. Le suivi clinique : Les suivis cliniques sont réalisés à 2, 4,
6, 8 et 12 mois post-opératoires. Nous avons actuellement un recul de 12 mois pour les trois premier patients, et de 6 mois pour le dernier. Globalement, sur les 17 patients, 13 ne posent
aucun problème clinique ni radiologique. Concernant ces 13 patients, leurs radiographies
présentent des signes de consolidation sans qu'il soit possible de
l'affirmer dans tous les cas. Les scanners en reconstruction
qui ont été réalisés dans
3 cas, à titre systématique pour évaluer la consolidation ne montrent
pas de lacune importante qui laisserait croire en l’existense d’une pseudarthrose. Dans aucun cas, il n’a été mis
en évidence de mobilisation ou migration du matériel d'ostéosynthèse
que ce soit au niveau de la cage ou au niveau des vertèbres
adjacentes où sont fixées
les vis de la plaque, ce qui est un argument majeur en faveur de la consolidation.
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Sur les 17 patients opérés, seuls 4 ont présenté
des signes d’appel cliniques ou radiologiques durant le suivi clinique :
Ø
Dans trois cas les cervicalgies ont été plus longues à disparaître
qu’habituellement mais sont maintenant disparues avec une consolidation
osseuse acquise
Ø
Le patient chez qui a été implanté la dernière « BIOCAGEâ »,a,
dans les suites post-opératoires, eu un accident de moto avec fracture
du cotyle.
Il va parfaitement bien sur le
plan clinique et a repris son activité professionnelle
de médecin radiologue. Néanmoins, il présente un léger tassement
du fil radio-opaque marquant le
bord postérieur de la cage.
Il ne présente
aucune symptomatologie clinique.
Les avantages escomptés et obtenus
sont:
-
Une stabilité primaire très satisfaisante (la cage est remplie
de greffon mis en compression (bourre d’os récupérée lors de l’exérèse
du corps vertébral au Micro drill et fragments osseux récupérés lors de
la fin de corporectomie au rongeur). Ce greffon compacté donne une solidité
en compression, une fois la cage remplie).
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L’absence de prise de greffe entraîne évidemment une diminution
du temps de l’intervention, et d’effets iatrogènes.
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Cette cage est de section facile au bistouri froid, ce qui
permet un ajustement adapté à la longueur de la tranchée vertébrale réalisée
et sa relative souplesse, met le greffon en compression, lorsque le patient
est en charge, ce qui en facilite la consolidation.
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Elle est, de plus, radio-transparente, contrairement aux
produits métalliques qui existent actuellement sur le marché, ce qui permet
une surveillance de la consolidation au travers de la « BIOCAGEâ ».
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Le fait que la cage soit en partie bio résorbable, permet
une
re-perméabilisation des orifices de cette cage et donc, une consolidation
également latérale autour de la cage