SCOLIOSES
LOMBAIRES AVEC STENOSE.
Ph.
LAPRESLE
Clinique
Arago, Paris, France.
INTRODUCTION
Les scolioses lombaires sont
une pathologie fréquente ; même si elles contribuent toujours à rétrécir
le canal vertébral elles
sont heureusement rarement
à l’origine de tableau de sténose ; l’apparition de signes de compression
radiculaire amène cependant parfois à poser une indication opératoire,
qu’en leur absence, on s’efforce, le plus possible, d’éviter.
Les tableaux cliniques sont
variés mais relativement stéréotypés, avec tantôt prédominance des signes
radiculaires , tantôt suprématie des désordres statiques rachidiens.
Les examens complémentaires
permettent d’acquérir une grande précision dans le diagnostic précis des
sites des compressions ; ils guident logiquement la décompression.
Les indications opératoires,
quand elles sont posées, sont toujours le fruit d’une longue discussion
et, en règle, elles obéissent à un compromis entre ce qui serait souhaitable,
c’est à dire décomprimer et corriger la scoliose et ce qui est en fait
possible chez ces patients âgés, c’est à dire leur apporter le maximum
de soulagement pour un coût fonctionnel de l’intervention aussi contrôlé
que possible. C’est ainsi, dans la pratique, une fois le diagnostic de
sténose sur scoliose posé, qu’on est souvent amené à hésiter entre la
simple laminectomie, la laminectomie associée à une arthrodèse courte
in-situ, la décompression associée à une intervention partiellement correctrice
lombo-sacrée et enfin la solution la plus ambitieuse qui est celle de
la décompression associée à la grande arthrodèse sur de nombreux étages.
L’importance de la déformation
ainsi que l’âge du patient, plus physiologique que d’état civil, sont
des critères tout aussi indispensables à prendre en compte que l’expérience
propre du praticien ; cette chirurgie est en effet lourde, parsemée de
difficultés per-opératoires et surtout de complications post-opératoires
; ceci fait que, les années passant, on a tendance actuellement à modérer
un peu les grandes ambitions des années 1990 pour privilégier la sécurité.
MATERIEL
ET METHODE
Notre expérience repose sur
68 patients opérés entre 1988 et 1995 et revus en 1997. Sur 45 cas, elle
a été présentée en 1994 et 1995 (21,22). La 6ème décennie était la plus
représentée (tableau 1); l’angle de Cobb des courbures principales allait
de 20° à 90° avec une moyenne de 35° (tableau 2).
Sur 39 myélographies réalisées
en pré-opératoire, ont été constatées 24 compressions unilatérales situées
sur la concavité de la contre-courbure lombo-sacrée, 10 compressions bilatérales
situées au niveau de la dislocation (entre la courbure principale et la
contre-courbure lombo-sacrée accessoire) et enfin, 5 compressions multi-étagées.
La myélographie nous semble comme à d’autres (23) indispensable dans cette
pathologie, elle seule permettant la visualisation des compressions dans
la situation réelle où survient la douleur, c’est à dire debout.
La répartition des sites de
compression montre que la majorité des cas concerne la concavité de la
contre-courbure lombo-sacrée ; ceci permet d’orienter des gestes décompressifs
limités (et donc peu stabilisateurs) mais efficaces sur la radiculalgie
; les compressions au niveau de la dislocation, un peu plus rares, correspondent
en général à des tableaux de cruro-sciatalgies d’effort bilatérales, avec
presque toujours, cependant une prédominance unilatérale ; elles imposent,
selon nous, une laminectomie bilatérale sans arthrectomie, plutôt que
la simple correction de la scoliose, comme cela a pu être proposé (4,5,6,7).
Les compressions multi-étagées, survenant sur des courbures peu importantes,
exigent des laminectomies étendues.
Les ostéosynthèses (matériel
Diapason) ont été de deux types.
Dans 33 cas ont été réalisées
des fixations courtes purement lombaires ou lombo-sacrées.
Cette orientation thérapeutique
présente trois avantages : elle annule l’instabilité induite par la laminectomie
; elle permet de réduire partiellement la courbure principale par rééquilibrage
de la vertébre L4 et quelque fois L3 ; surtout c’est un geste chirurgical
ne dépassant pas 1h30 à 1h45. Elle a toutefois d’évidents inconvénients
dont les principaux sont un pouvoir réducteur faible sur la courbure principale
et le risque de dégénérescence rapide du disque néo-charnière, bien souvent
déjà altéré et rarement strictement horizontal.
Dans 35 cas ont été réalisées
au contraire des fixations longues ; par ce terme, nous comprenons les
arthrodèses atteignant en amont L1 ou même, comme nous le préconisons
maintenant, D8 ou D7 et en aval, descendant jusqu’à L5 ou au sacrum. Il
s’agit de la chirurgie classique de la scoliose dont les limites vont
de vertébre horizontale à vertébre horizontale ; ces grandes arthrodèses
ont une efficacité réductrice qui n’est plus à démontrer grâce à la fixation
segmentaire, aux vis de rappel et à la dérotation des tiges.
Les fixations longues présentent
hélàs quatre risques bien rééls : le premier est vital et il tient à la
durée de l’intervention (13) ; ensuite, par ordre de fréquence, viennent
le risque de pseudarthrose en L5-S1 lorsqu’on est descendu jusqu’au sacrum,
l’évolution en dos plat lombaire, de plus en plus souvent observée au
fur et à mesure que les années s’écoulent (24,25), et, quand on s’est
arrêté à la charnière dorso-lombaire, en amont, la dégénérescence du disque
charnière supérieur (8, 11).
Les résultats fonctionnels ont
été étudiés selon le score de Beaujon avec un minimum de recul de trois
ans (tableau 3) ; la moyenne pré-opératoire était de 7,5 sur 20 ; la moyenne
post-opératoire était de 15,5 sur 20, c’est à dire beaucoup moins élevée
que dans les sténoses opérées sur rachis axé.
Plus précisément 18 patients
sur 68 offraient en post-opératoire un score inférieur à 15 sur 20 ; ces
mauvais résultats fonctionnels étaient en relation avec des lombalgies,
des corrections insuffisantes, notamment dans le plan sagittal, ainsi
que des complications.
La réduction de la courbure
principale a été étudiée selon la longueur de la fixation employée (tableau
4) ; les fixations courtes, qui ne se sont pourtant jamais adressées à
des courbures de plus de 35°, n’ont donné qu’un gain moyen de 35% ; les
fixations longues ont donné un gain moyen de 59% qui s’est un peu altéré
avec le temps et davantage dans le plan sagittal que frontal.
13 complications importantes
ont été notées (soit 21 % des cas) : si nous n’avons déploré aucun décès,
il faut remarquer une compression radiculaire L4 causée par une vis mal
placée et surtout 10 pseudarthroses, 8 lombo-sacrées et 2 lombaires ;
les arthrodèses longues ont été responsables de
8 pseudarthroses qui, dans ces interventions, sont survenues dans
23% des cas ; les fixations courtes ont été responsables de 2 pseudarthroses
qui ne sont survenues, dans cette indication, que dans 6% des cas.
12 patients ont été repris soit
17% des cas. Dans 3 cas il s’agissait de reprises précoces : 2 pour infections
et 1 pour repositionnement de vis. Dans 9 cas, il s’agissait de reprises
tardives: 2 pour greffe de complément pour pseudarthrose, 2 pour extension
de la greffe et 5 pour ostéotomie pour dos plat.
Les leçons de 1997 étaient donc
les suivantes :
l’association scoliose et sténose
réclame en règle laminectomie et arthrodèse sauf si la scoliose est très
faible.
La laminectomie doit être guidée
par la myélographie.
Quelques rares sténoses de la
dislocation sont éventuellement accessibles à la réduction isolée sans
laminectomie mais avec réserves.
Les fixations courtes sont fonctionnellement
acceptables mais anatomiquement vite décevantes lorsque la courbure devient
supérieure à 30°.
Les fixations longues sont plus
efficaces mais elles ont des risques généraux et mécaniques plus élevés.
Entre la simple décompression,
la décompression avec arthrodèse courte, et la décompression avec arthrodèse
longue, nous avions proposé un organigramme décisionnel basé sur les situations
suivantes (tableau 5) :
- les courbures inférieures
à 15° et les patients de plus de 80 ans pouvaient bénéficier d’une décompression
sans arthrodèse.
- en dessous de 80 ans et au-delà
de 15° une arthrodèse semblait préférable. Plus la courbure se rapprochait
de 15 à 20° plus il pouvait s’agir de fixations courtes. Au contraire
plus la courbure était importante, mieux il valait s’adresser aux fixations
longues
DISCUSSION
ET REVUE DE LA LITTERATURE
Les scolioses dégénératives
restent mal définies (1, 10, 12, 18,24,30).
Marchesi et Aebi ne les caractérisent
que par l’association des mêmes problèmes d’aggravation de la courbure,
d’évolution dégénérative et de traitement complexe.
L’origine de la douleur est
également discutée : pour Kostuik (20) et Jackson (16), la scoliose elle-même
n’est pas un facteur significatif. Pour Grubb également (11), les symptômes
sont fait à 95% de radiculalgie et seulement à 5% de lombalgies isolées.
C’est l’opinion aussi de Perennou et al (27).
La vitesse d’évolution reste
très incertaine (19). Pour Weinstein (32), il n’est pas possible de prédire
si une courbure dégénérative de 30° ira par exemple jusqu’à 38° ou même
jusqu’à 78°.
L’étude iconographique de cette
pathologie bénéficie maintenant d’un plus grand consensus : si la myélographie
n’était même pas évoquée par Nuber (26) en 1986, elle est proposée maintenant
régulièrement, en association avec le scanner en cas de radiculopathie
ou de signe de sténose, par Bradford et Chopin (5, 23).
Le traitement lui-même incite
plusieurs auteurs au doute et au pessimisme : pour Postacchini (28), la
littérature ne nous donne que des informations « pauvres et conflictuelles »
sur les résultats de la chirurgie des patients opérés de sténose avec
scoliose dégénérative. Pour Grubb (11), 50% des patients disent avoir
été aggravés à deux ans et plus après la chirurgie.
D’autres relations sont plus
optimistes : pour Marchesi et Aebi (24), 86 % des patients avec plus de
5 ans de recul ont un résultat satisfaisant ; pour Bradford (5), 81% des
patients se déclaraient satisfaits à de multiples points de vues en post-opératoire.
Dickson (8) a comparé 81 patients
opérés contre 30 qui, pour une raison ou pour une autre, refusèrent de
l’être. Selon lui les patients opérés rapportaient une diminution significative
de leurs douleurs et de leurs fatigues après l’intervention, ainsi que
l’amélioration générale de leur forme physique.
Albert (2) et Balderston (3)
à propos de 55 patients, ont également noté des améliorations significatives
en ce qui concerne l’état fonctionnel, la vie sociale, la douleur et l’impression
générale de bien-être.
Les complications sont notées
avec un taux élevé dans pratiquement toutes les séries : 43% sur 62 cas
pour Nuber (26) ; 27% sur 55 patients dans la série de Guillaumat (13)
; pour Grubb (11), 52 % (13 sur 25) eurent une complication majeure.
Le taux de pseudarthrose n’est
pas toujours explicitement énoncé ; Marchesi et Aebi (24) n’ont noté que
4% de pseudarthrose sur 27 patients, mais on remarque dans leur série,
5 démontages de matériel d’ostéosynthèse qui ne sont pas comptés comme
tel.
Grubb signale 17,5 % de pseudarthrose,
toutes situées en L5-S1 (11).
Le dos plat lombaire post-opératoire
est maintenant cité comme complication dans toutes les séries ; en 1988,
Aebi (1) n’en avait retrouvé qu’1 sur 8 ; Guillaumat (13), en 1990, parle
de 45% de lordoses insatisfaisantes (sur 62 scolioses de l’adulte opérées).
Le débat concerne également
les indications et les techniques.
Pour Postacchini (28), la décompression
doit être aussi large que possible.
Pour Grubb (11) au contraire,
et nous partageons son avis, elle doit être strictement limitée aux compressions
démontrées par la myéolographie car la laminectomie accroît les risques
de pseudarthrose.
Peux-t-on s’autoriser une simple
décompression ou au contraire faut-il systématique associer décompression
et arthrodèse ?
Pour Frazier (9), la simple
décompression dans les sténose est corrélée étroitement à un mauvais résultat
fonctionnel lorsqu’il existait une scoliose ; il ne semble pas avoir fait
toutefois d’arthrodèse associée. Pour Onimus, dans les sténoses lombaires,
une fixation doit être recommandée particulièrement quand une scoliose
est présente.
L’arthrodèse elle-même soulève
bien des questions. Seul Kaneda (17) pousse très loin les indications
de l’abord antérieur isolé. Pour Mac Phee, une chirurgie combinée antérieure
et postérieure donne régulièrement un taux de fusion plus élevée, une
meilleure correction et une amélioration plus grande de la fonction que
la chirurgie postérieure isolée. Au contraire, pour Marchesi (24), avec
un release articulaire postérieur généreux, on peut obtenir des corrections
moyennes supérieures à 50% sans abord antérieur complémentaire ; c’est
un peu notre opinion, car nous hésitons à proposer ces grandes interventions
combinées aux patients de plus de 70 ans.
Les limites de la fusion sont
aussi sujettes à controverse ; Bradford (4, 5) met en garde contre le
risque de terminer une arthrodèse sur la charnière thoraco-lombaire car
chez les patients âgés, il a observé une dégénérescence très rapide de
l’étage charnière ainsi qu’une cyphose sur la jonction ; il suggère donc
d’étendre l’arthrodèse au minimum jusqu’au segment thoracique moyen et
même si possible supérieur ; là encore, si cette opinion est appuyée sur
la logique, elle semble en pratique bien difficile à proposer aux gens
très âgés.
Cette dégénérescence précoce
des étages charnières a aussi été observée par Takahashi (31), Richard
(29) ou Mazel (25).
En aval, l’arthrodèse soulève
tout autant de divergences : pour Holt (14), la greffe jusqu’au sacrum
doit être évitée « religieusement » chaque fois que c’est possible.
Pour Horton (15), au contraire, les risques de ne pas inclure L5-S1 dépassent
de loin ceux de la fusion chez la plupart des patients. Kostuik (20) est
du même avis mais devant les difficultés d’obtenir une fusion L5-S1 correcte
en aval d’une longue arthrodèse, il écrit que l’arthrodèse jusqu’au sacrum
exige un abord antérieur et postérieur combinés.
CONCLUSION
Pour longtemps, les choix thérapeutiques
en matière de sténose sur scoliose ont donc bien des chances de rester
le fruit d’un compromis entre ce qui serait théoriquement souhaitable
et pratiquement possible ; l’âge du patient, l’importance de sa déformation
et notamment de son déséquilibre dans le plan frontal et dans le plan
sagittal sont des facteurs déterminants pour orienter vers une chirurgie
correctrice plus ou moins ambitieuse ; l’expérience du praticien sera
également, compte-tenu du taux très élevé des complications, toujours
déterminante.
Tous s’accorderont cependant
avec Bradford, pour penser qu’avant tout, le premier but de l’intervention
est d’obtenir une correction équilibrée, dans les plans frontal et sagittal
ainsi qu’une arthrodèse solide. Si l’on ne peut que souscrire à de tels
propos, on ne sait toujours pas jusqu’à quel âge cela reste faisable et
raisonnable.
BIBLIOGRAPHIE
1/
AEBI M.
Correction of Degenerative Scoliosis of the Lumbar Spine.
A. Preliminary Report
Clin Orthop (U.S.) Jul 1988, (232) p 80-86
2/ Albert TJ, Purtill J., Mesa J., Mc Intosh T., Balderston
RA.
Heath Outcome
assessment Before And After Adult Deformity Surgery. A Prospective Study.
Spine 1995 Sep 15 ; 20 (18) : 2002-4 ; discussion p 2005
3/ Balderston et al
Magnetic Resonance Imaging Analysis of Lumbar Disc Changes
Below Scoliosis Fusions. A Propective Study.
Spine. Vol 23. n° 1 1998;pp 54-59
4/ Bradford D.
Adult Scoliosis : Current Concepts of Treatment.
Clinical Orthopedics and Related Research ; n°229, April
1998.
5/ Bradford D S, Tay B, Hu S.
Adult Scoliosis : Surgical Indications, Operative Management,
Complications, and Outcomes.
Spine 1999 ; 24 : 2617-2629
6/ Buttermann G. Garvey T, Hunt A, Transfeldt E, Bradford
D, Boachie-Adjei O, Ogilvie J W.
Lumbar Fusion Results Related to Diagnosis.
Spine 1998 ; 23 : 116-127
7/ Devlin VJ, Oheneba B, Bradford DS, Ogilvie JW, Transfeldt
EE.
Treatment of Adult Spinal Deformity With Fusion To The
Sacrum Using Cd Instrumentation.
J. Spinal Disord 1991 ; 4 : 1-14
8/ Dickson JH, Mirkovic 5, Noble PC, Nalty T, Eerwin
W.
Results Of Operative Treatment Of Idiopathic Scoliosis
in Adults.
JBJS Am 1995 Apr ; 77 (4) : 51 3-23
9/ Frazier D & al.
Associations Between Spinal Deformity and Outcomes After
Decompression For Spinal Stenosis.
Spine
Volume 22, n°17, pp 2025-2029
10/ Grubb S & al
Degenerative Adult Onset Scoliosis
Spine Vol 13 n°3 1988
11/ Grubb S, Lipscomb HJ, Suh P.
Results of Surgical Treatment of Painfuf Adult Scoliosis.
Spine, vol 19, n° 14, pp 1619-1627. 1994.
12/
Guillaumat M.
Formes
cliniques et Evolutives Des Scolioses de l’Adulte.
SOFCOT
1990. Conférence d’enseignement.
13/
Guillaumat M, Kreichati G, Tassin JL.
La
Scoliose Lombaire de l’Adulte : Traitement Chirurgical Avec l’Instrumentation
Cotrel-Dubousset.
Rachis. 1990. Vol 2, n°6 pp 463-484.
14/ Holt RT & al.
Controversy. Fusion Of L5-S1 in adult scoliosis.
Spine 1996 ; 21 : 2521-2522.
15/ Horton W & al.
Fusion of L5-S1 in Adult Scoliosis.
Spine 1996 ; 21 : 2520-2521.
16/ Jackson & al.
Coronal and Sagittal Plane Spinal Deformities Correlating
with Back pain and Pulmonary Function in Adult Idiopathic Scoliosis.
Spine. Vol 14. n° 12. 1989
17/ Kaneda K & al.
New Anterior Instrumentation for the Management of Thoracolumbar
and Lumbar Scoliosis.
Spine 1996 ; 21 : 1250-1261.
18/ Knigh R.
Degenerative Stenosis & Scoliosis.
12th Annual Ski with the Spine Center; Whistler, British
Columbia, January 19, 2000.
19/ Korovessis & al.
Adult Idiopathic Lumbar Scoliosis. A Formula For Prediction
of Progression and Review of the Literature.
Spine Vol 19, n°17, pp 1926-1932.
20/ Kostuik JP.
Treatment Of Scoliosis in the Adult Thoracolumbar Spine
with Special Reference to Fusion to the Sacrum.
Orthopedic Clinics of North America-Vol 19. n° 2. April
1988.
21/ Lapresle P, Missenard G, Pupin P.
Lumbar Scoliosis with Stenosis in Adults and Old Age.
Minimal or Maximal Surgery ?
Presentation at 5th Annual Meeting of the European Spine
Society, Madrid, Sep 8-10, 1994.
22/ Lapresle P, Missenard G, Pupin P.
Management of adult and old age lumbar scoliosis with
stenosis : a 6 years experience with the spinal osteosynthetic DIAPASON
Device.
Orthopaedics International Ed. Nov/Déc 1995 Vol 3 n°6
23/ Leclet H, Chopin D, Plais PY, Delforge PM.
Myelography Of Adult Degenerative Scoliosis Of the Lumbar
Spine.
Rachis 1990, Vol 2, n°4, pp 279-287.
24/
Marchesi D, Aebi M.
Pedicle Fixation Devices in the Treatment of Adult Lumbar
Scoliosis.
Spine. Vol 17 ; n°85. 1992
pp 5304, 5309.
25/ Mazel CH, Petchot P, Roy-Camille R.
Adult Scoliosis. Pathogeny And Surgical Treatment With
« mille-pattes » Procedure.
Rachis. 1991 ; Vol 3 n°2 pp 129-146.
26/ Nuber GW, Schafer MF.
Surgical Management of Adult Scoliosis.
Clin Orthop (U.S.), Jul 1986, (208) pp 228-37
27/
Perennou D, Marcelli C, Herisson C, Simon L.
Adult
Lumbar Scoliosis. Epidemiologic aspects in
a low-backpain population.
Spine
1994 Jan 15 ; 19 (2) : 123-8.
28/
Postacchini F.
Surgical Management of Lumbar Spinal Stenosis.
Spine 1999 ; 24 : 1043.
29/ Richard W, Porter M.
Spinal Stenosis and Neurogenic Claudication.
Spine 1996 ; 21 : 2046-2052.
30/ Stokes I.
Analysis of Symmetry of Vertebral Body Loading Consequent
to Lateral Spinal Curvature.
Spine 1997 ; 22 : 2495-2503.
31/ Takahashi S, Delecrin J, Passuti N.
Changes in the Unfused Lumbar Spine in Patients With
Idiopathic Scoliosis. A 5 to 9 year.
Assessment After Cotrel-Dubousset Instrumentation.
Spine 1997 ; 22 : 517-523.
32/ Weinstein S.
Natural History of Adult Scoliosis.
Spine
1999 ; 24 : 2592.