
15ème
réunion Annuelle du GIEDA
INTER RACHIS
12 et 14 décembre 2002 à
Paris
APPEL
COMMUNICATION LIBRE
Date limite d'envoi du texte
: 15 septembre 2002
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Nom : HUSSON
Prénom : Jean-Louis Spécialité :
Orthopédie-Traumatologie Adresse : C.H.U. - HOTEL DIEU - 2 rue de
l'Hôtel-Dieu - CS 26419 Ville : RENNES Cedex Code Postal
: 35064
Pays : France e.mail : jeanlouis.husson@wanadoo.fr Téléphone : 02 99
87 30 09
Télécopie : 02 99 87 30 19 |
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TITRE : Evaluation coût-bénéfice du traitement des sciatalgies
neuropathiques chroniques post-opératoires par stimulation médullaire :
premiers résultats d'une étude prospective multi-centrique AUTEURS : Husson J.L. (Rennes), Blond S. (Lille), Dam Hieu Ph. (Brest),
Lazorthes Y. (Toulouse), Nguyen J.P. (Créteil), Lapierre F. (Poitiers),
Laugner B. (Strasbourg), Djian M.C. (Paris), Bellow F. (Rouen) Depuis la première utilisation de la
stimulation médullaire pour le traitement des douleurs neuropathiques
chroniques (Shealy, 1967), le développement de cette technique a permis d'en
préciser les indications. L'objectif de ce protocole prospectif
multicentrique est de quantifier les résultats cliniques et économiques de ce
traitement pour un groupe homogène de patients, rigoureusement sélectionnés. En 1999, 9 centres
hospitaliers investigateurs ont recruté
43 patients (22H, 21F, âge moyen = 50,8 ans), souffrant de sciatalgies
neuropathiques chroniques post-opératoires, unilatérales (n=34) et
bilatérales (n=9), insuffisamment contrôlées par les traitements
anti-convulsivants et anti-dépresseurs
tricycliques, et associées pour 60 % d'entre eux à des lombalgies. Le
diagnostic est établi sur des données anamnestiques, séméiologiques,
anatomiques, et électrophysiologiques, et l’indication est posée dans un
contexte pluri-disciplinaire (évaluation psychologique). Un test temporaire préalable à l'implantation d'un neurostimulateur
programmable Medtronic (ItrelâII ou Itrelâ3)permet de s'assurer que les paresthésies
induites par la stimulation recouvrent le territoire douloureux. Les patients inclus sont évalués avant
l'implantation, puis 6 (n=39), 12 (n=30), et 24 mois après la mise en route
du traitement. A chaque suivi, l'effet clinique est évalué à l'aide
d'échelles validées (Echelle Visuelle Analogique, questionnaire Mc Gill Pain
et score d'incapacité Oswestry). Les données économiques proviennent du
dossier médical, de l'interrogatoire, et d'un carnet de suivi thérapeutique
spécifique. Les résultats préliminaires (recul moyen = 10 mois) sont issus de
ces évaluations. Un an après l'implantation
du neurostimulateur, les scores cliniques sont améliorés de 40 à 50 % par
rapport à l’évaluation initiale. Les sciatalgies sont soulagées de manière
significative : le score EVA initial moyen = 7,8 /10 passe respectivement à 2,7 /10 (p<0,05) et 3,6
/10 (p<0,05) 6 mois et 12 mois après l’implantation. Les prescriptions
médicamenteuses (anti-épileptiques, anti-dépresseurs, …) sont réduites de 70
%, les traitements résiduels étant destinés aux lombalgies peu soulagées par
la stimulation. Sur le plan économique, les dépenses annuelles (médicaments +
consultations + traitements non médicamenteux) sont réduites de 1577,54 Euros
(10 348 FF) en moyenne par patient. Le
taux d'hospitalisation est diminué
de 26 % à 10 %, et le taux de reprise
d'une activité professionnelle est de 11 %. L'évaluation des patients 24 mois après
l'implantation du neurostimulateur permettra de compléter ces premiers
résultats. |