CHIRURGIE ENDOSCOPIQUE METR’X DE LA HERNIE DISCALE : bilan de trois ans d’expérience

P. Hubert

Clinique de la Sauvegarde, Lyon - France

 

On est amené individuellement à se questionner sur l’opportunité d’évoluer vers une technique mini-invasive car, ces dernières années, nucléotomie percutanée, chimionucléolyse et chirurgie endoscoscopique n’ont pas supplanté la technique classique qui donne d’excellents résultats.

 

L’endoscopie a cependant des atouts non négligeables : l’instrumentation Metr’x permet de réaliser à travers une très petite incision cutanée et un abord trans-musculaire emprunté aux techniques percutanées, tous les gestes de la chirurgie classique (sur la hernie et le disque mais aussi sur le canal osseux) ce qui permet d’espérer une efficacité comparable.

Les gestes chirurgicaux sont réalisés à travers un tube maintenu par un bras articulé facilement mobilisable. Une navigation intra-rachidienne est assurée par la rotation du tube sur l’axe du bras articulé permettant une mobilité cranio-caudale, et par la rotation axiale du micro-endoscope permettant une vision circulaire car l’angle de vision est incliné de 20°.

Le concept de chirurgie trans –tubulaire, la navigation intra-rachidienne et la puissante magnification optique obtenue permettent de limiter le traumatisme opératoire des muscles et de leurs insertions, des articulations inter-vertébrales du tissu épidural, du tissus nerveux et du disque intervertébral.

 

Il ne s’agit pas véritablement d’une nouvelle technique mais d’une nouvelle instrumentation permettant une évolution mini-invasive de la technique chirugicale classique. C’est le même principe qui a prévalu avec  l’arthroscopie pour la chirurgie du genou et la ceolioscopie pour la chirurgie viscérale.

 

Les gestes étant ceux de la chirurgie classique, on peut espérer une efficacité comparable sur la hernie et la décompression radiculaire, mais le traumatisme opératoire étant moindre, les suites sont plus rapides.

 

Les bénéfices pour le patient sont appréciables :

• bénéfice esthétique : une très petite incision

•réduction des douleurs post-opératoires

•réduction de la durée d’hospitalisation

•consommation d’antalgiques plus faible nécessaires moins longtemps

•une convalescence plus agréable, active et de durée réduite

•une reprise plus précoce des activités professionnelles sportives ou de loisir.

 

Pour le chirurgien, après trois ans d’expérience de cette technique, le bilan est positif du fait de l’apport de la navigation intra-rachidienne et de la magnification optique, des bénéfices pour les patients, mais l’investissement personnel a été considérable.

Les difficultés et les contraintes multiples et non prises en compte dans la rémunération de l’acte constituent autant de freins au développement de cette technique prometteuse :

•apprentissage très long

•nécessité d’un matériel chirurgical spécifique et d’un endoscope très couteux

•problèmes de longévité de l’endoscope

•obligation d’avoir une colonne vidéo parfaite

•durée d’intervention doublée

•mêmes honoraires

 

 

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