ANATOMIE DU FORAMEN INTERVERTEBRAL LOMBAIRE
(F.I.L)
JEAN
MARC VITAL
Unité de Pathologie Rachidienne, Tripode,
BORDEAUX, FRANCE, (jmvital@aol.com)
Le foramen intervertébral lombaire (FIL)
est, par définition, la portion du canal rachidien (foramen vertébral) par
laquelle sort le nerf rachidien pour quitter la colonne vertébrale.
Cette
région est restée longtemps peu accessible aux explorations radiologiques et à
la chirurgie décompressive Mac Nab l'a ainsi intitulée «zone cachée », cachée
par les eléments de l'arc postérieur ou neural (isthme, lame, massif
articulaire).
L’anatomie normale du
FIL est complexe car c’est une véritable porte ouverte entre le canal rachidien
et la région extrarachidienne pour un ensemble d'éléments neurologiques et
vasculaires qui vont y converger.
Limites
Il faut rappeler ici que le canal
rachidien central contient la queue de cheval faisant suite au cône médullaire,
le plus souvent en regard de L1. Les racines des nerfs rachidiens quittent le
cul‑de‑sac dure‑mérien et circulent dans le canal radiculaire
[1] qui comprend le récessus latéral, portion du foramen vertébral limité en
dehors par le pédicule de la vertèbre qui a le même numéro que la racine, puis
le FIL limité par les deux pédicules adjacents encadrant un segment mobile
intervertébral (figure 1). Il existe donc cinq FIL de chaque côté, le premier
entre les pédicules de L1 et de L2 encadrant la racine L1, le dernier entre les
pédicules de L5 et de S1 encadrant la racine L5 ; il n'y a pas à proprement
parler de FIL pour la racine S1.
Limites supérieure et inférieure
Les limites supérieure et inférieure sont
constituées par les pédicules, la racine s'enroulant autour du pédicule
supérieur. Ces pédicules ont bien été étudiés par Pfaundler et al. [2]: sur 31
colonnes lombaires intactes de sujets européens de 30 à 95 ans, ils ont étudié
la largeur des pédicules, leur hauteur, la distance interpédiculaire et
surtout, leur orientation : ainsi, si les pédicules de L1 sont ovalaires et
verticaux, ils vont devenir de plus en plus obliques en bas et en dehors de L2
à L5 ; on peut donc dire qu'il y a un vrai trou de conjugaison sagittal en L1‑L2,
mais qu'il devient canal de conjugaison en L4‑L5 et L5‑S1, comme en
région cervicale d'ailleurs (figure 2).
La distance interpédiculaire augmente de
haut en bas et les foramens deviennent donc de plus en plus latéraux. Le
contact pédiculaire des racines est plus long en lombaire bas (de 18 à 25 mm en
moyenne) qu'en lombaire haut, ce qui explique le plus grand risque de compression
foraminale des racines lombaires basses, par hernie discale notamment.
Les limites antérieure et postérieure des foramens doivent être distinguées
en deux portions: la première est supérieure et elle est fixe puisque
constituée en avant par la partie latérale du corps vertébral recouverte par la
partie latérale du ligament longitudinal dorsal (membrane épidurale ou
périostée de Wiltse [3]), en arrière par l'isthme (pars interarticularis) et la
partie antérieure de la lame. La seconde est inférieure et mobile ; elle est
limitée en avant par le disque sous-jacent et en arrière par le massif
articulaire, principalement par l'articulaire supérieure de la vertèbre
sousjacente dans sa partie la plus latérale; ce massif articulaire est
recouvert par la capsule articulaire et le ligament jaune qui sont en
continuité.
Ainsi, comme le foramen vertébral présente deux
diamètres sagittaux fixes, en regard du corps vertébral et mobile en regard du
disque, le FIL présente deux diamètres sagittaux en regard du corps au‑dessous
du pédicule et en regard du disque sous‑jacent; la partie fixe est en
général plus large que la partie mobile, donnant une forme générale en poire
inversée ou auriculaire (figure 3).
Stephen et al. [4] ont étudié la forme et
les dimensions du FIL sur 20 cadavres frais, âgés de 16 à 88 ans, avec des disques dégénérés ou non et à sa
partie moyenne, c'est‑à‑dire à l'aplomb strict des pédicules.
En L1‑L2, L2‑L3, L3‑L4
et L5‑S1, la forme du FIL est ovalaire
si le disque est sain, auriculaire si le disque est affaissé; en revanche, en
L4‑L5 la forme du foramen est auriculaire, même si le disque est sain.
La surface du FIL varie de 41,5 à 164 mm2.
Le foramen L5‑S1 a la plus
grande surface (101,6 mm2), puis le foramen L2‑L3 (98,2 mm2),
puis le foramen L3‑L4 (95 mm2), puis le foramen L4‑L5
(90,2 mm2) et enfin le foramen Ll‑L2 (83,5 mm2). La
hauteur varie de 10,3 à 19,5 mm : le foramen Ll‑L2 a la plus petite hauteur. Enfin, le diamètre
antéropostérieur est de 8 mm.
Sur une coupe
horizontale, on peut distinguer, dans le trajet des structures nerveuses, une
portion intraforaminale dans le canal rachidien (le récessus latéral) où
circulent les racines sensitive et motrice, une portion foraminale à proprement parler à l'aplomb des pédicules où
se situe le ganglion spinal et enfin, une portion extraforaminale en dehors des
pédicules où le nerf rachidien constitué va se diviser en ses deux branches
ventrale et dorsale, mixtes.
Nous voudrions donc terminer ce chapitre
des limites en décrivant le toit des régions foraminale et extraforaminale qui
vient cacher les structures nerveuses. Le toit de la région foraminale est
osseux: il comprend, nous l’avons dit, l’isthme, la lame et le massif
articulaire sous‑jacent. Il faut noter que la limite latérale de ce toit,
notamment de l'isthme, s'étend de façon variable de haut en bas ; en L1‑L2,
elle est paramédiane et se projette à l'aplomb du bord médial du pédicule,
alors qu'en L5‑S1, elle se projette presque à l'aplomb du bord latéral du
pédicule ; le toit osseux y est beaucoup plus recouvrant. Le toit de la région
extraforaminale entre les deux processus transverses est ligamentomusculaire et
comprend plusieurs plans qui sont constitués dans nos dissections d'arrière en
avant par :
‑ le
ligament intertransversaire disséquable facilement du plan musculaire sous‑jacent;
‑ le muscle intertransversaire avec
ses deux faisceaux latéral et médial;
‑ des
fibres provenant de l'aponévrose dorsale du muscle transverse de l'abdomen;
‑ des
fibres provenant du mucle carré des lombes.
Enfin, nous voudrions terminer ce
chapitre des limites en décrivant le tunnel lombosacré [5] ou postcanal zone des Anglo‑Saxons
dans lequel circule le nerf rachidien L5 avant de constituer le tronc lombosacré.
Cette région est limitée en dedans par le faisceau inféromédial du ligament
corporéotransverse et le disque L5‑S1,
en haut par le transverse de L5 et le ligament lombosacré et en bas par
l'aileron sacré qui constitue le plancher de ce tunnel. La fossette de Marcille
correspond à cette région ; elle admet comme limite externe le bord médial du
psoas.
Contenu [6,7,8,]
Structures nerveuses
Les racines du nerf rachidien vont se
rejoindre au niveau du ganglion spinal développé sur la racine postérieure
sensitive qui constitue l'élément principal du FIL. Ce ganglion est situé près
du pédicule supérieur (à 1,5 mm en moyenne), plus loin du pédicule inférieur (à
5,3 mm en moyenne) d' après Ebraheim et al. [9]. Il est enveloppé d'une graisse
protectrice qui, comme la graisse épidurale, est moins riche en tissu collagène
que la graisse sous‑cutanée : finalement, les structures nerveuses
passent d'un environnement aquatique dans le récessus latéral à un
environnement graisseux dans le FIL.
Un ganglion se définit comme une
collection de corps cellulaires nerveux, situés en dehors du système nerveux
central ; le ganglion spinal ou rachidien sensitif appartient au système
nerveux somatique ou cérébrospinal par opposition aux ganglions du système
ortho ou parasympathique. Embryologiquement, il provient des crêtes neurales
qui, très tôt, se différencient du tube neural. Le ganglion spinal subira le
phénomène de métamérisation appliqué aussi au tube neural où se constituent les
myélomères.
Histologiquement, on peut considérer le
ganglion spinal comme de la «substance grise rejetée en périphérie» ; il s'agit
d'un renflement fusiforme ou globuleux situé sur la racine postérieure
comprenant une capsule conjonctive et un réseau conjonctif endoganglionnaire. Chaque
cellule nerveuse ganglionnaire, premier neurone de la voie sensitive, possède
une capsule composée d'une seule couche de petite cellules
cubiques appelées cellules satellites.
Les études, principalement japonaises,
appréciant la taille et la situation du ganglion spinal sont nombreuses. Nous
en retiendrons trois présentées par ordre d'apparition chronologique das la
littérature scientifique :
• Hasue et al. [10] ont étudié, par la
neurographie, 144 patients, âgés de 13 à 82 ans, et 35 cadavres en L5 et S1. La
position du ganglion peut être intracanalaire, intraforaminale ou
extraforaminale. La position est variable d'un côté à l'autre ; en L5, le
ganglion est plutôt intraforaminal, en S1 plutôt intracanalaire (dans 87 % des
cas).
• Sato et Kikuchi [11] ont fait une étude
de la situation des ganglions en L4, L5 et S1. Sur 70 racines explorées, la
position du ganglion est intracanalaire 50 fois en S1, intraforaminale 60 fois
en L4 et 51 fois en L5. La situation extraforaminale est plus rare : six fois
en L4, neuf fois en L5 et aucune fois en S1. Ces auteurs ont recherché une
empreinte sur les ganglions qui s'observe dans 5 % des cas: la fréquence
augmente en L5 si le ganglion est intracanalaire, en L4 s' il
est intraforaminal. La position anatomique détermine donc la susceptibilité du
ganglion à la compression.
• Enfin, plus récemment, Hasegawa et al. [12]
ont fait une étude en IRM chez 22 sujets jeunes ; c'est une étude très
complète, à la fois sur les racines et sur les ganglions. Les racines sont de
plus en plus horizontales de haut en bas (41° par rapport à la verticale en L1
à 18° en S1); elles augmentent de
longueur de L1 (6,4 ± 1,7 mm) à L5 (14,1. ± 3,1 mm).
Le ganglion spinal S1 est plutôt
intracanalaire, les autres plutôt intraforaminaux. Il augmente de hauteur et
largeur de L1 à Sl (7 et 5 mm en L1, 13 et 6 mm en S1).
La hauteur du foramen reste stable de Ll
à S1 (17,1 ± 2 mm).
Finalement, le ratio foraminal = hauteur
du ganglion / hauteur du foramen augmente de L1 à L5 de 25 à 51 %.
D'après cette étude, les ganglions les
plus bas sont les plus exposés car plus gros et ayant moins de place.
Sur le plan physiologique, le ganglion
spinal est considéré comme le cerveau de la racine. Il est formé par deux types
de cellules :
‑ les cellules de grand diamètre
branchées sur les fibres A bêta myélinisées, de gros calibre, véhiculant la
sensibilité profonde avec relais vers les faisceaux de Goll et Burdach dans
les cordons postérieurs pour constituer la voie lemniscale ;
‑ les cellules de petit diamètre branchées
sur les fibres de petit calibre C et A delta qui véhiculent la douleur, le sens
du tact et de la température par le faisceau spinothalamique.
Les fibres de gros calibre contrôlent les
petites fibres et ce phénomène est à la base du gate control mis en défaut dans les lésions de déafférentation.
Enfin, de nombreuses études
expérimentales chez l'animal ont montré la grande sensibilité du ganglion
spinal à des stimuli chimiques, mécaniques ou physiques.
McLain et Weinstein [13] ont bien étudié
l'effet des vibrations sur le ganglion ; elles entraînent des altérations
mitochondriales et lysosomiales. La substance P diminue, tandis que la vaso‑active‑intestinal protein
(VIP) augmente.
Sugawara et al. [14] provoquent une
hypoxie chez 15 chiens adultes : elle entraîne une hyperexcitabilité électrique
de la racine dorsale et du ganglion.
Hanaï et al. [15] réalisent sur 38 chats
des stimulations de type brossage doux, pression cutanée, pincement. Ils
étudient l'activité électrique de trois types de neurones dans le cône dorsal :
neurones nociceptifs, neurones à seuil bas sensibles aux stimuli mécaniques,
neurones WDR (wide dynamic range) sensibles
aux deux. S'il y a stimulation de la racine nerveuse, on observe une augmentation
de l'activité des neurones WDR, puis une diminution. S'il y a stimulation du
ganglion spinal, l'activité des neurones WDR augmente et reste élevée
le ganglion est donc plus vulnérable que la
racine.
Enfin, Ozaktay et al. [16] injectent des
phospholipases A2, substance chimique pro‑inflammatoire, présente dans
le nucléus chez le lapin blanc adulte. A forte dose (375 à 400 U/mL), il y a démyélinisation; à faible
dose (100 à 340 U/mL), il y a atteinte des unités ou récepteurs silencieux,
système inhibiteur de la perception nociceptive et donc hyperalgie.
Le nerf rachidien se situe dans la région
extraforaminale. Il est très court puisqu'il se divise, à peine constitué, en
branche dorsale pour les muscles axiaux et les articulaires postérieures, en
branche ventrale sensitivomotrice métamérisée pour le membre inférieur et enfin
en branche récurrente (nerf sinu vertébral de Luschka ou rameau méningé) qui
innerve la dure-mère, le ligament longitudinal dorsal et l'annulus postérieur. Ce
nerf rachidien a des connexions avec le système sympathique paravertébral,
rameau communicant blanc pour les fibres viscéromotrices, rameau communicant
gris pour les fibres postganglionnaires [17].
Kostelic et al. [8] sur 16 cadavres de 22
à 90 ans, ont bien montré que la partie proximale du nerf rachidien est un
groupe de fascicules et non pas un tronc unique. Ebraheim et al. [18] sur 12
cadavres comparent l'angle du nerf rachidien par rapport à la verticale : il
augmente de 32,2° en Ll, à 40,9° en L5. Le diamètre augmente de 4,9 mm en Li à
7 mm en L5.
Enfin, Kikuchi et al. [19] décrivent le
nerf furcal, nerf lombaire surnuméraire retrouvé dans 80 à 100 % des cas. Il
naît de la racine L4 le plus souvent et donne 20 % des fibres de chaque tronc
nerveux contrôlé par L4 (nerf fémoral, nerf obturateur, tronc lombosacré). Il
se situe au-dessus de L4, mais peut accompagner la racine L5. Son atteinte peut
expliquer la topographie douloureuse souvent observée dans une compression
foraminale L4-L5, située à la face latérale de la cuisse, de la jambe, à cheval
sur un vrai territoire L4 ou L5. Enfin, nous voudrions terminer ce chapitre sur
les structures nerveuses du foramen par les méninges [20,21] :
-
la
dure-mère engaine les racines et la partie initiale du nerf rachidien ; elle
s'attache sur le périoste au niveau foraminal ;
-
la
pie-mère se confond avec le névrilème
- l'arachnoïde s'arrête au pôle supérieur du ganglion, ce qui explique la limite de la saccoradiculographie dans l'exploration du foramen, nous y reviendrons.
On peut opposer les plexus foraminaux,
qui sont plutôt situés à la partie basse et étroite du foramen et constituent
un système d’échange entre le plexus veineux intra- et extrarachidien, et les
veines radiculaires, plutôt situées autour du ganglion spinal. Tout compression
des plexus foraminaux entraîne un œdème des racines car il y a communication
avec les veines radiculaires.
L’artère spinale naît de l’artère
segmentaire et rejoint le nerf spinal par sa face antérieure ; elle
traverse la gaine radiculaire pour entrer dans l’espace
sous-arachnoïdien ; elle donne ensuite deux branches : radiculaire
ventrale et radiculaire dorsale. Pour Yoshizawa et al. [22], la vascularisation
du ganglion est riche. Elle est double avec l’apport ascendant qui vient d’être
décrit et l’apport descendant qui suit les radicelles .
Le ganglion est ainsi, pour ces auteurs, nourri par le liquide céphalorachidien à sa partie toute proximale. S’il y a sténose centrale, la vascularisation descendante et cette nutrition par imbibition seront altérées .
Il s'agit essentiellement de graisse,
très présente à la partie haute du foramen, qui protège racines et ganglion et
qui servira de contraste naturel, notamment dans les coupes parasagittales de
l'IRM.
Il y a aussi des ligaments dits
transforaminaux qui diminuent l'espace pour les structures nerveuses, mais qui
les protègent aussi lors des mouvements
[23].
La description la plus classique et la
plus ancienne est celle de Golub et Silverman [24]. Sur dix cadavres, ils
décrivent 27 ligaments corporéotransverses supérieurs s'étendant d'avant en
arrière, de l'angle postéro-inférieur du corps sus-jacent au bord supérieur de
la transverse sous-jacente, 12 ligaments corporéotransverses inférieurs
s'étendant d'arrière en avant du bord inférieur de la transverse à l'angle
postéro-inférieur de la vertèbre sous-jacente et au disque avoisinant, enfin
les ligaments purement transforaminaux, pratiquement horizontaux à la partie
supérieure (deux cas), moyenne (deux cas) et inférieure (quatre cas). Il est
intéressant de noter que ces ligaments sont plus fréquemment rencontrés en
Ll-L2, L3-L4 et L5-S1. Ils sont trois fois moins fréquents en L4-L5 qu'en
Ll-L2. Plus récemment, Amonoo-Kuofi et al. [25] ont décrit des bandes ligamentaires
ayant la même disposition et plus denses, d'après ces auteurs, à la partie
haute du foramen. Finalement, il existe autour du ganglion spinal un véritable
feutrage fibrovasculaire qui le rend peu mobile. Les ligaments accompagnant la
racine L5 à sa sortie nu foramen ont été décrits par
Amonoo-Kuofi et al. [25] et par Transfeldt et al. [26]. Le ligament lombosacral
qui est tendu entre le transverse de L5 et l'aileron sacré fait partie du
ligament iliolombaire. Le ligament corporéo-transverse s'étend du corps
vertébral et du disque à la transverse; il est plus médial. La racine L5 sort
dans cette fourche ligamentaire, limitée en dehors par le ligament lombosacral
et en dedans par le ligament corporéotransverse.
Dynamique du foramen intervertébral
Elle concerne à la fois la taille du foramen dans
les différents mouvements possibles de la colonne vertébrale et les mouvements
des structures nerveuses.
Taille
du foramen
La taille du foramen a bien été étudiée par Revel
et al [14] qui, sur sept rachis lombaires de sujets de moins de 40 ans, ont
mesuré lai hauteur (a), le diamètre
antéro-postérieur à la partie haute (b)
et à la partie basse (c) du foramen. Des
charges de 250 newtons en flexion-extension ont été appliqués
avant et après destruction discale. De la flexion à I'extension, tous les
diamètres a, b et c diminuent (a :
29%, b : 14% et c : 18%). Si le disque est altéré, l'extension diminue les trois
diamètres, mais à un moindre degré. Finalement, pour ces auteurs, la partie
haute du foramen est protégée et l' atteinte discale
altère peu les dimensions du FIL.
Pour Panjabi et al. [28], l'inclinaison et la
rotation diminuent la hauteur du côté du mouvement, surtout si 1e disque est
lésé.
Nous reverrons que dans les discopathies
asymétriques, avec ou sans scoliose, tout concorde pour réduire les dimensions
du foramen (extension et rotation + inclinaison homolatérale). Enfin, la charge
axiale diminue de 33 % la hauteur du FIL.
Mobilité
et résistance des structures nerveuses
La mobilité et la résistance des structures
nerveuses (racines, ganglions, nerf rachidien) ont bien été étudiées par de
Peretti et al. [29]. La graisse assure une fonction de glissement et
d'amortissement dans les mouvements ; les parties proximale ou distale du
ganglion résistent dix fois plus à la traction que les radicelles. Le ganglion
avance en flexion et recule en extension, mais moins que les radicelles car il
est amarré par des expansions fibreuses aux parois du FIL.
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