Les traitements intra-discaux des lombalgies discales
De nombreux travaux ont mis en évidence la présence d’une néo-vascularisation
et néo-innervation nociceptive au niveau des déchirures annulaires ( SAAL
J.A. et SAAL J.S. 1990, YASUMA, 1993). Cependant, la corrélation entre
la dégénérescence discale et la lombalgie reste encore l’objet de vives
controverses (2). Le travail de FREEMONT A.J. et Coll. (3) a démontré
que le développement de terminaisons nerveuses noçiceptives au niveau
de la déchirure annulaire étaient corrélées avec les lombalgies. Les études
immuno-histo-chimiques (4,5) montrent qu’il existe une augmentation significative
des cytokines(IL1) et du TNF alfa dans les disques dégénérés contribuant
à une meilleure connaissance de la lombalgie d’origine discale en évoquant
une théorie inflammatoire. Cela a été confirmé par les travaux récents
d’O’NEILL sur des disques de porcs artificiellement dégénérés. En effet,
il a été mis en évidence une diminution significative des IL1 et une augmentation
des IL8 après décompression du nucléus par radiofréquence (6). Ces modifications
semblent d’autant plus intéressantes que l’IL1 est connue pour son action
catabolique sur le tissu discal lésé alors que l’IL8 a des propriétés
anaboliques. A l’IRM, la valeur prédictive des fissures annulaires sous
forme d’un hypersignal en T2 (HIZ) varie selon les auteurs de 87% (7,8,9)
à 40% (10). Par contre, si le consensus est acquis sur la corrélation
entre les lombalgies discales et le Modic 1, ce signe qui objective une
atteinte inflammatoire des plateaux apparaît à un stade trop évolué de
la discopathie pour que l’on puisse envisager un traitement thermique.
C’est pourquoi nous attachons toute sa valeur au test de provocation de
la douleur lors de la discographie. Cet examen est en effet indispensable
pour la mise en évidence du caractère symptomatique de la fissure annulaire
(8,9,10). La répartition des lombalgies varie selon les auteurs. Celles
d’origine discale sont estimées entre 40 et 50%(BOGDUK N.(11),YEUNG A.T.(12))
Les traitements thermiques intra-discaux ont été proposés comme une alternative
possible à l’arthrodèse. Ils doivent être, en principe, réservés aux lombalgies
chroniques évoluant depuis plus d’un an et s’accompagnant d’un score d’Oswestry
de plus de 40%.. Cependant, les résultats sont d’autant plus favorables
que le traitement est appliqué à un stade précoce de la maladie discale
lorsque la hauteur discale est encore conservée et que la fissure symptomatique
se limite à un quadrant à la discographie (13,14). En théorie, ces traitements
thermiques sont censés dénaturer les fibres du collagène de l’annulus,
détruire les terminaisons nerveuses de la partie externe de l’annulus
et modifier l’environnement chimique du disque.
Traitements au niveau de l’annulus (annuloplastie)
Méthode IDET (IntraDiscal Electrothermal Therapy) Spine cath (Smith & Nephew, ex. Oratec)
Mise au point par les frères SAAL en 1997 (15,16,17), la chaleur est délivrée
directement au contact de l’annulus postérieur par l’intermédiaire d’un cathéter incurvable (Spine Cath) introduit grâce
à une aiguille de 17 G positionnée du côté opposé à la déchirure (fig. 1 et 2). L’extrémité du cathéter est chauffée sur une longueur de 5 cm par l’intermédiai-re d’un système de
radiofréquence bipolaire situé à l’inté-rieur. Il n’y a pas de contact
entre la radiofréquence et les tissus. L’augmentation de chaleur se
fait de façon automatique et progressive pour atteindre 90°C au bout 12.5 minutes. La procédure s’arrête
à 16.5 minutes. Si les études de KLEINSTUECK F.S. (18) et de HOUPT J.
(19) sur cadavre à 37°C après la procédure IDET mettent en évidence des températures
de 60°C suffisantes pour ne dénaturer les fibres du collagène que dans
une zone de 1 à 2 mm du cathéter, l’étude de BONO C.M. (20) retrouve
des températures supérieures à 60°C à une distance de 2 à 4 mm du cathéter.
Plus de 45°C étaient obtenus dans tous les cas à une distance de 9 à
14 mm du cathéter. Cette température est suffisante pour détruire les
terminaisons nerveuses peu ou non myélinisées. Ces constatations confirment
bien les observations de SHAH R.V. (21) qui recueillait une température de 55°C à la partie externe de l’annulus. Parallèlement, les températures
mesurées à proximité des plateaux vertébraux et de l’annulus antérieur
(20) ne dépassant pas 51°C ne risquent pas de léser ni les plateaux vertébraux ni l’annulus antérieur. Dans son étude expérimentale sur le mouton vivant
, FREEMAN B.J. (22) ne met pas en évidence de dénervation au niveau de l’annulus externe,
que les disques aient été traités ou non par IDET, alors qu’il retrouve
dans les disques traités une nécrose du collagène de l’annulus interne. L’IDET a fait l’objet de très
nombreuses études ouvertes (13,15,16,17,23,) avec des résultats positifs
de l’ordre de 60 à 70% et de deux études randomisées : celle de PAUZA
K.
(24) qui objective une diminution de l’EVA de 24 mm ver-sus 11mm et de 10.9 points
versus 4.6 points pour le score d’Oswestry, ces deux différences étant
statistiquement significatives. La deuxième étude est celle de FREEMAN
B.J. (25) qui ne permet pas de mettre en évidence d’amélio-ration des patients
par rapport au groupe témoin. On peut toutefois regretter que soient
inclus dans ce travail des patients présentant un pincement discal pouvant
aller jus-qu’à 50%. Enfin, DAVIS T.T. (26) vient de publier une étude
rétrospective chez 60 patients avec évaluation indépendante des résultats,
un an après IDET. Il en ressort que seulement 37% des patients sont
satisfaits alors que 58% présentent des lombalgies identiques ou augmentées,
et que 5% ne se prononçant pas clairement. Les complications sont rares
: des syndromes de la queue de cheval dus à des fautes techniques (27,
28, 29) ont été décrits. Des lésions des plateaux sont également rapportées
(30). Enfin, pour SAAL J.A., il existe une augmentation de la douleur
dans 6% des cas (31, 32). Ces résultats apparemment peu encourageants
doivent inciter à mieux sélectionner les patients répondeurs, peut-être
comme l’avait proposé BARENDSE G.(41), en fonction de la réponse à l’anesthésie
de l’annulus qui peut être réalisée au décours de la discographie. Il
faut s’assurer que la partie distale du cathéter matérialisée par deux
points radio-opaques (fig. 1) s’enroule bien sur l’ensemble de l’annulus postérieur, DERBY R. (33) ayant montré que les résultats sont en rapport avec le positionnement
du cathéter. Enfin, il est indispensable de bien expliquer aux patients
l’intérêt et les limites de ce traitement.
Figures 1 et 2 : When catheter temperature = 90°C :Tissue adjacent to catheter, A = 69° C. Center
of annular wall, B = 60° C. Outer annular wall, C = 42° C. Epidural
space, D = 38° C. Source : Saal, J.A. and Saal J.S.
Methode DiscTRODE (Radionics)
Il s’agit d’une technique qui s’apparente à l’IDET (Spine Cath) (34). Le cathéter
est toutefois placé directement dans l’annulus postérieur au contact
de la fissure. La sonde est portée à 50°C pendant deux minutes puis
augmente de 5°C toutes les deux minutes jusqu’à la température de 65°C
qui est maintenue 5 minutes, si celle-ci est supportable par le patient.
Une sonde thermique est introduite du côté opposé au cathéter. La température
ne doit pas dépasser 50°C au niveau de l’annulus externe. Nous n’avons
pas l’expérience de cette technique. Nous avons cru comprendre qu’il
s’agissait d’une sonde de radiofréquence monopolaire puisqu’une plaque neutre serait en contact avec la peau
du patient.
Figure 3.
Traitements au niveau du nucleus (nucléoplastie)
Technique ALAR (Discoplastie par Radiofréquence monopolaire)
L’extrémité active de l’aiguille protégée par du téflon est positionnée au centre
du nucléus. La mesure de l’impédan-ce discale couplée à une discomanométrie
permet de déterminer 3 degrés de dégénérescence discale. L’énergie délivrée automatiquement
par le générateur au niveau de l’extrémité de l’aiguille est diffusée
progressive-
ment jusqu’aux fissures annulaires par l’intermédiaire du sérum physiologique
injecté lors de la discomanométrie. La quantité d’énergie distribuée
lors de chaque tir de 4 min. est d’environ 650 à 750 joules. 5 à 6 tirs
sont réalisés en fonction du degré de dégénérescence discale. La température à l’extrémité de l’électrode active est visualisée sur un écran. Elle atteint
progressivement entre 75 et 85°C en fonction de l’impédance. Théoriquement cette température est suffisante pour vaporiser le nucléus compte tenu de l’élévation de la pression intradiscale (30 à 60
pouces) induite par la manométrie. Ce traitement a été largement diffusé
en Espagne par ALAVA E. (35,36). En France il a été utilisé par LAVIGNOLLE B. (37) puis par FORGERIT M. (38,39). Dans notre expérience, les résultats
positifs sont d’environ 65% à 3 et 6 mois de recul permettant un reconditionnement
du rachis avec restauration de la musculature vertébrale (40). Malheureusement,
en particulier chez les travailleurs de force, on assiste à une dégradation
des résultats lors de la reprise de l’activité professionnelle. Une
étude histologique des disques de porcs maintenus à 37°C, traités par
cette méthode, vient de montrer qu’il existe une dénaturation des fibres de l’annulus proportionnellement à l’énergie délivrée dans le nucléus (39). AZULAY N., dans sa thèse, a montré
que les bons résultats sont obtenus lorsque les disques sont peu ou
pas diminués de hauteur.
Technique radionics PIRFT
Le traitement radionics PIRFT est très proche de la technique ALAR et repose sur la discographie, la pression intradiscale avec injection de sérum isotonique et l’impédance tissulaire avec sonde
RF au centre du disque et application d’une température de 90°C progressive
sur 5 min par tirs successifs de 60 secondes. Sur 140 cas initiaux traités
à Bordeaux par LAVIGNOLLE B, avec un recul moyen de 6 ans, les résultats
significatifs sur l’EVA et le score d’inca-pacité de Québec sont de
39% de succès et 44% de résultats moyens à la limite du significatif.
Le protocole a évolué avec application d’une température progressive
de 80°C par 4 tirs successifs de 2 min. (1200 joules) soit 8 min. au
total, ALAVA E, ayant conseillé de diminuer la température afin d’améliorer
les suites opératoires. L’indication semble mieux se dessiner à la suite de la thèse de MIMOUNI
N. (41) : lors d’ une étude prospective de 31 patients traités par RF
intradiscale pour une lombalgie supposée de nature discogénique sur la clinique et l’imagerie et revus à un et trois
mois avec une étude de corrélation, l’ob-jectif était de déterminer
les critères prédictifs de réussite du traitement RF intra-discal. La
diminution significative moyenne de l’EVA lombaire est de 40%. L’amélioration
de la douleur n’est corrélée à aucune des variables habituelles (âge, sexe, signes cliniques, imagerie…). Il n’y
a aucune différence entre un et trois mois pour l’EVA mais l’amélioration
fonctionnelle augmente encore à trois mois.
L’amélioration fonctionnelle significative (score d’incapaci-té) en moyenne de
35% et la satisfaction des patients sont corrélées aux paramètres suivants
:
- Le sexe masculin, âge < 45 ans et absence de travail de force, absence de douleurs
référées dans les membres inférieurs, présence d’une raideur matinale, lombalgie discale avec épisodes récidivants
aigus sans radiculalgie et sans douleur référée ténomyalgique avec un
test infiltratif articulaire postérieur négatif, ou lombalgies < 1 an. A l’ IRM, un disque protrusif
en hyposignal gris ou noir, sans pincement majeur et avec absence de
stades de MODIC (MODIC 0).
- -
-
A la discographie, un disque peu dégénéré avec fissure postérieure ou latérale
(1 ou 2 quadrants) sans fuite sous ligamentaire. La douleur lombaire
provoquée reconnue par le patient à moins de 2.5 cc de remplissage
pour une pression > à 1500 mm Hg, et enfin au nombre de niveaux
traités (2). Cette dernière étude suggère la réalisation d’autres
études prospectives à plus grande échelle qui permettront une meilleure
sélection des patients afin d’optimiser l’efficacité des thérapies
intradiscales par RF ou autres procédés thermiques. Cette technique
a également été évaluée par BARENDSE G. (42)dans une étude randomisée
en double aveugle et qui ne relève pas de différence significative
entre les deux groupes. Cela n’est pas surprenant puisque le protocole
utilisé proposait seulement une température de 70°C pendant 90 secondes.
Traitements des radiculalgies par hernie discale contenue
Au niveau du nucleus : les nucleotomies
Nucleotomies percutanees au laser (NPL)
CHOY D.S. ET ASCHER P.W. dès 1986 publient d’impor-tantes séries de NPL (43,44,45,46)
avec des résultats positifs dans 70 à 80% des cas en utilisant un Nd
: YAG (Néodymium : Yttrium Aluminum Garnet de 1064 nm). HELLINGER J.
publie des résultats identiques sur plus de 2500 cas (47). Sur une étude
récente (48), il met en évidence une réduction significative de la densité
de l’image
I.R.M.après NPL avec le Nd-YAG (1064 nm). En Europe, ce sont les travaux expérimentaux
de SIEBERT W. depuis 1985 qui ont permis de codifier la technique à tous les étages du rachis (49). En France, GANGI A. développe la technique sous contrô le scannographique (50,51) avec un laser Nd-YAG , puis avec un laser diode Diomed de 805 nm. BRUNNER Ph. avec un laser Diomed, DUPUY R., LAVI GNOLLE B. et FORGERIT M. avec un laser diode Dornier de 940 nm publient des séries donnant des résultats tout à fait comparables (52,53,54) de l’ordre de 70 à 79%. Dans la moitié des cas favorables, l’amélioration ne se pro duit que progressivement pouvant s’étaler sur 4 à 6 semaines. Les premiers lasers Holmium YAG sont apparus en 1989 avec des perspectives prometteuses. Actuellement, le laser
Holmium YAG est considéré comme le laser du futur dans la chirurgie discale.
La dernière génération de laser Holmium YAG (LISA SPHINX 2000) est également
appelée "laser de contact" ou "laser froid". Ses effets thermiques sont
moindres du fait de sa courte longueur d’onde qui permet une excellente
absorption tissulaire, minimisant ainsi les effets thermiques et la
zone de nécrose. En France, il est utilisé par GOZLAN
E. (55) et GASTAMBIDE D. (56). Une première étude prospective vient d’être réalisée
par GOZLAN E. (57) à propos de 29 cas de hernies cervicales molles avec
des résultats encourageants. Le principe de la décompression discale
par laser repose sur la vaporisation de 1 à 1,5cc de nucléus par effet
photothermique entraînant une diminution de la pression intradiscale. Pour être efficace
il doit y avoir une continuité entre la hernie et le nucléus, l’ensemble se comportant comme un compartiment étanche. Les indications reprennent sensiblement celles de la chémonucléolyse. Cette technique doit être considérée comme une alternative à la discectomie
chirurgicale. Les hernies sous ligamentaires franches qui s’accompagnent
d’une radiculalgie nette avec douleur à la manœuvre de lasègue donnent les meilleurs résultats.
Là encore, la discographie est indispensable. Elle doit provoquer la douleur radiculaire et mettre en évidence un bon remplissage de la
hernie, les hernies peu ou mal remplies étant en faveur d’un fragment
collagénisé qui répondra mal, comme dans les nucléolyses, à une décompression
au laser. Le pincement discal, les sténoses lombaires, les hernies non
contenues ou les disques déjà opérés sont les principales contre-indications.
Pour le laser Diode la puissance des tirs varie de 15 à 22 watts et
la quantité d’énergie délivrée à chaque tir est de 15 joules. L’intervalle
entre chaque tir est de 4 secondes. La dose totale délivrée par disque
est de 1200 joules pour L5 S1 et de 1600 joules pour les disques susjascents.
Pour le laser Holmium YAG la dose n’est que de 600 joules : 300 joules
pour la coagulation et 300 joules pour la vaporisation. La lésion thermique
des plateaux est la principale complication. Ces lésions ne sont pas toujours en rapport avec les lombalgies. Toutefois
il faut déplorer l’existence de lombalgies invalidantes avec atteinte en miroir des plateaux (54,58). Ces lésions peuvent
être évitées par un placement correct de l’aiguille et de la fibre laser
dont l’état doit être contrôlé pendant toute la durée de la procédure.
Toute douleur liée à la surchauffe doit pouvoir être signalée par le patient.
Nucléotomies percutanées par radiofréquence bipolaire : nucléoplastie-coblation
(Arthrocare)
Le terme coblation provient de la contraction de "cold ablation". Les propriétés de la radiofréquence bipolaire sont connues en chirurgie
arthroscopique. Leur intérêt est de provoquer une désintégration cellulaire
s’accompagnant d’une production de chaleur limitée à 60°C (59).
TROUSSIER B. (60) a montré sur une étude cadavérique que la destruction des tissus
était limitée au nucléus avec une diffusion de température minimale
à l’annulus. Sur le cadavre, la diminution de la pression intradiscale
serait inversement proportionnelle au degré de dégénérescence discale. SHARPS L. et COLL. (61) dans une étude sur 49 patients présentant
des lombosciatiques obtiennent 79% de résultats favorables. D’autres
études sont plus difficiles à analyser puisqu’elles s’adressent à la
fois à des lombalgies discales et à des lombosciatiques (62,63,64,65,66). GANGI A. (67), dans une étude prospective sur
15 patients présentant des lomboradiculalgies avec hernie discale contenue,
obtient 80% de patients satisfaits à 6 mois. Technique (fig. 4) : une aiguille de 17 gauge placée dans le nucléus permet l’introduction de l’électrode
de radiofréquence bipolaire. Une fois en place l’électrode est mobilisée pour créer de 6
à 12 canaux de coblation en fonction de la quantité de décompression
souhaitée.
Au contact de l’annulus
Catheter de decompression : Acutherm (Smith et Nephew)
Ce cathéter de décompression dérive du cathéter Spine Cath dont il reprend le
principe. Ici, le systéme de radiofréquence bipolaire ne chauffe le cathéter que sur 1.5 cm. La partie active matérialisée
par deux points repérables en scopie est positionnée en regard de la
hernie. Le temps de chauffage est de 13 minutes avec une montée progressive
de la température du cathéter jusqu’à 90°C. Cette température est alors maintenue pendant
6 minutes. Le principe théorique repose sur la coagulation du collagène
responsable d’une réduction de la protrusion discale (fig. 5).
Cette technique introduite récemment n’a pas encore fait l’objet de publications,
en dehors d’une étude pilote de SCHAUFELE M. qui ,sur 22 patients ,obtient
des résultats significatifs avec une réduction de l’EVA : à 3 mois,
de 2.7 points pour la lombalgie et 3.7 points pour la radiculalgie et
à 6 mois, de 3.6 points pour la lombalgie et 4.3 points pour la radiculalgie.
Figure 4 : Nucléoplastie-coblation.
Figure 5 : Cathéter de décompression.
L’auteur décrit une réduction moyenne de la taille de la hernie de 1.7 mm à trois mois. Pour FORGERIT M. et PONCER R., les résultats les
plus favorables sont obtenus chez des patients souffrant de radiculalgie de rythme inflammatoire s’accompagnant de petites hernies n’apparaissant
pas compressives à l’imagerie mais en rapport avec une fissure très
symptomatique à la discographie. Un travail multicentrique avec LAVIGNOLLE
B. va pouvoir débuter afin d’évaluer cette technique originale.