Nucléotomie percutanée cervicale au laser Holmium Yag
“Résultats préliminaires à 3 mois à propos de 29 cas de hernies discales cervicales”
Eric GOZLAN (Paris), Valérie LAVIGNOLLE- AURILLAC (Bordeaux)
La nucléotomie percutanée au laser (N.P.L.) dans le traitement des hernies discales lombaires est une technique qui a débuté en 1986 sur
l’impulsion conjointe de CHOY et ASCHER. Leurs publications sont nombreuses
avec un taux de succès avoisinant 75%. En France, A. GANGI et J.L. DIETEMANN
ont développé cette technique sous guidage scannographique. Les publications
concernant les hernies discales cervicales sont plus rares. Le premier cas
de N.P.L. cervicale avec un laser Neodym YAG a été effectué par HELLINGER en 1991. Mais, ce sont les travaux expérimentaux
de W.SIEBERT depuis 1985 qui ont permis de codifier la technique à tous
les étages du rachis. D’après lui, cette technique donne de meilleurs résultats
au niveau cervical. De plus, dans son expérience, l’efficacité du laser
Holmium -YAG semble supérieure au laser Neodym-YAG avec un meilleur taux
d’ablation de disque et surtout une diffusion de température plus limitée.
Matériels et méthodes
Critères d’inclusion :
-Patients souffrant d’une névralgie cervico-brachiale par hernie discale cervicale "molle" et résistant au traitement conservateur bien conduit.
- -
Présence au scanner ou IRM d’une hernie discale non exclue dans le canal rachidien.
-
Correspondance radio-clinique.
-Confirmation de l’étage symptomatique par test discographique.
Critères d’exclusion :
- -
Paralysie importante du membre supérieur (cotation inférieure à 3).
-
Manifestations dégénératives importantes.
-
Polyneuropathie d’origine endocrinienne ou métabolique.
- Grossesse.
Technique :
Le malade est positionné en décubitus dorsal, cou et tête maintenus en hyperextension.
Une diazanalgésie est pratiquée de manière à ce que le patient puisse signaler la moindre douleur. Mise
en place d’une aiguille de 18 gauges par voie para-tra-chéale droite,
centrée au milieu du disque. Test discographique en injectant successivement
3 fois 0,1cc de Iopamiron dans une seringue à insuline. Prise de clichés
de profil lors de chaque injection, puis d’un cliché de face. La douleur
provoquée est évaluée par le patient à l’aide d’une E.V.A. Une fibre laser
de diamètre 400µ est ensuite introduite dans l’aiguille, en laissant dépassée
l’extrémité de celle-ci de 2mm. 3 sessions de 50 joules à 1,2 joules par
tir sont effectuées, pour un total de 150 joules.
Evaluation initiale
De novembre 2003 à septembre 2004, 29 patients ont été admis dans cette étude.
Leur suivi a été effectué à 0, 1, 3, et 6 mois. Le sex ratio est de H/F
= 14/15, avec une moyenne d’âge de 46,27 ans (min = 31, max = 79). L’évolution
des symptômes est de 2,37 ans pour les récidives et de 9,65 mois pour
les évolutions d’un seul tenant. Sur le plan des antécédents, 2 patients
avaient déjà été opérés sur un disque adjacent, 1 patient présentait une récidive après chimionucléolyse,
5 patients avaient présenté un whiplash 10 à 20 ans auparavant. 32 disques ont été traités, 3 patients sur 29 présentant
un hernie discale symptomatique à 2 étages. La topographie de la douleur est : C7 =
15 cas, C6 =11 cas et C5 = 3 cas. Des troubles neurologiques ont été constatés
chez 7 patients sur 29. Lors du test discographique, la douleur provoquée
à l’injec-tion a été présente dans 26 cas sur 32 et supérieure à 5 sur
l’E.V.A. dans 20 cas.
La répartition selon la situation de la hernie discale est de : 23HD postéro-latérales, 3HD postéro-latérales et forami nales et 3 HD foraminales. Les étages opérés se répartissent ainsi : C5C6 = 18, C6C7 = 9, C4C5 = 4 et C3C4 = 1. Les patients ont été évalués :
- -
à l’aide de deux E.V.A. séparées pour la douleur cervicale et radiculaire
-
et d’un tableau pour répartir les résultats en : excellents, très bons, bons,
modérés, minimes et nuls.
Résultats a 3 mois
Nous avons constaté que tous les troubles neurologiques ont disparu en moins
d’un mois. A 3 mois, la moyenne des E.V.A. radiculaires a diminué de 77%
et celle des E.V.A cervicales de 57%. Enfin, 72% des patients ont considéré
l’intervention comme un succès. L’étude des échecs n’a révélé qu’une seule
différence: celle de la douleur provoquée à l’injection du produit de
contraste lors du test discographique, dont la moyenne de cette dernière est de 2,6 sur l’EVA alors qu’elle est de 5,77 dans les succès.
Analyse statistique
Du fait d’un petit groupe de patients, l’analyse statistique a été effectuée
à l’aide de la médiane et de l’intervalle de confiance. Les comparaisons
des différences entre 3 mois et 0 ont été établies au moyen du test de
SIGNED RANK Cette analyse a révélé une amélioration significative( p <
10-4 ) à 3 mois après NPL sur le plan des deux EVA radiculaires et cervicales.
Complications
Nous avons eu à déplorer :
- -
Une spondylodiscite à staphylocoques lors de notre premier cas, du fait de l’absence
d’antibiothérapie prophylactique et qui a nécessité une arthrodèse avec
un bon résultat final.
-
L’apparition de troubles neurologiques bilatéraux, 6 semaines post-opératoire
chez une patiente, et en rapport avec une myélopathie cervicarthrosique,
également traitée chirurgicale-ment, sans séquelles.
Conclusion
Les résultats préliminaires de cette étude prospective contrôlée semblent encourageants, l’analyse statistique ayant révélé à 3 mois une diminution significative des EVA radiculaires et cervicales. Cette technique est intéressante car peu invasive et efficace
au niveau cervical, si l’indication est bien posée. L’utilisation du laser
Holmium Yag de dernière génération parait être un progrès par rapport
aux autres types de laser du fait d’une diffusion de chaleur minime. Le
test discographique et en particulier la douleur provoquée à l’injection,
semblent avoir une valeur pronostique en rapport avec les bons résultats.
Quelles améliorations le Laser apporte-t-il aux traitements des hernies
discales?
D. Gastambide (Centre Tourville, Paris)
Le but de ce travail est de détailler les améliorations dans les techniques et
dans les résultats immédiats et à distance qu’apporte l’utilisation du laser
dans les traitements des hernies discales. Depuis Mixter et Barr qui ont enlevé les premières hernies discales à ciel ouvert dans les années 30, l’évolution s’est faite
spontanément vers les techniques miniinvasives, avec Hijikata dans les années
70, Kambin ensuite, et de nombreux autres auteurs.
Matériel et méthode
Nous avons analysé les différents temps opératoires d’une discectomie endoscopique
transforaminale assistée au laser Holmium-YAG de deuxième génération, en
les comparant aux autres techniques, du point de vue des indications opératoires, de la précision du geste d’exérèse de la hernie, de l’importance de
la voie d’abord, du confort du patient immédiat et à distance, de la rapidité de reprise de travail , en utilisant des questionnaires remplis par le patient avant l’inter-vention, à 1 mois,
3 mois 6 mois et un an. Nos critères d’in-clusion sont les hernies médianes
paramédianes ou foraminales cause de lombosciatique après échec de plus de 3 mois de traitement médical
bien conduit. Nos critères d’exclusion : intervention discale dans les antécédents,
canal étroit ou rétréci par hypertrophie zygapophysaire, spondylolisthésis
ou lyse isthmique associée, syndrome de la queue de cheval, paralysie inférieure
à 4, fragments libres dans l’espace épidural .
Résultats
La technique a l’avantage d’être effectuée sous neuroleptanalgésie ce qui permet de dialoguer avec le patient durant toute l’intervention
et de vérifier son efficacité sur la douleur. Le décubitus latéral fait disparaître les contre-indica-tions dues à la
comorbidité ou à l’âge. L’anesthésie locale, effectuée depuis le plan cutané
jusqu’au massif articulaire, évite toute gène douloureuse. Le contrôle radioscopique
est systématique. Une foraminoplastie au laser et à la tréphine fragmente
un massif articulaire hypertrophique pour élargir le foramen et faciliter
la voie d’abord. La vision endoscopique directe de la paroi du disque et
de la hernie, après avoir coagulé quelques petits vaisseaux par radiofréquence
bipolaire ou par laser, permet de forer, au laser éventuellement, un passage
dans le disque et la hernie dont des fragments parfois volumineux sont enlevés.
Lorsqu’ils sont en partie libres dans l’espace épidural, ils gardent une partie
intradiscale qui donne lieu à une exérèse à la pince. Une thermodiscoplastie
au laser complète l’intervention et comprend deux temps : le premier effectue
une décompression en créant une cavité en 3 points près du centre du disque, puis en changeant
les paramètres de tir laser, une thermomodulation en 3 points intermédiaires
permet d’obte-nir une rétrécissement du nucléus restant et une dénervation
localisée. L’intervention se termine par un point de suture sur l’incision
de 7 mm. Le patient peut se lever le soir de l’intervention. Le lendemain il rentre chez lui en voiture particulière, demi assis, après avoir revu
l’opérateur et rentre chez lui. Aucune contrainte de position debout ou
assise, ni de corset rigide ou élastique. L’absence de toute activité particulière
est recommandée la première semaine. La reprise de travail sédentaire dépend de la durée
du transport pour s’y rendre. Le travail de force est repris à un mois.
Sur 37 patients qui ont un recul de 3 à 15 mois, la moyenne d’âge est de
50 ans (28 à 76), le sexe ratio de 17/20, le rapport droit sur gauche 20/17, les niveaux opérés : L2L3, 2 ; L3L4, 2 ; L4L5, 13
; L5S1, 10 ; L3L4L5, 5 ; L4L5S1, 5. L’amélioration apportée par l’intervention
a semblé au patient excellente 3 fois, très bonne 6 fois, bonne 19 fois,
modérée 6 fois, minime 1 fois, nulle 2 fois, soit 34 patients améliorés
sur 37 ou 91,8%. Sur 3 hernies foraminales, nous notons 2 excellents résultats
et 1 bon. Aucune complication n’est à déplorer.
Discussion
L’avantage du laser parait important : pour les mêmes indications qu’avec les autres techniques d’exérèse de hernie discale, les résultats sont très favorables et surtout très rapides, puisqu’ils
sont appréciés dès la fin de l’intervention et confirmés ensuite, et ils
permettent une reprise de travail dans les jours qui suivent. La comorbidité
lorsqu’elle est lourde, peut entraîner des contre-indications pour les autres
techniques, et n’est pas une contre-indication ici. Quant au siège foraminal
de la hernie, il réalise ici une excellente indication. Comparativement à la chémonucléolyse, notre technique a l’avantage de
présenter un minimum de contre-indication, et surtout de ne pas être grevée
de suites douloureuses pendant 3 mois comme dans 30% des cas avec la papaïne.
Comparée à la microchirurgie, l’endoscopie reste moins invasive. Comparée
à la technique endoscopique interlamaire de Destandeau faite sous anesthésie
générale en décubitus ventral , notre technique parait moins invasive puisque effectuée en décubitus latéral
sous anesthésie locale, sans exérèse de ligament jaune, donc sans risque
de fibrose. Comparée aux techniques percutanées de nucléolyse laser où la
fibre laser suit le trajet d’une aiguille intradiscale de 18G qui se limitent
à vaporiser la partie centrale du disque, notre technique offre de nombreuses
autres possibilités.
Conclusion
La discectomie endoscopique transforaminale assistée au laser Holmium-YAG présente
de nombreux avantages, en particulier à cause de la polyvalence de ce laser
dont les possibilités sont multiples suivant les paramètre utilisés : ouverture de la paroi discale et de la hernie, vaporisation discale , thermomodulation,
foraminoplastie ostéo-ligamentaire, coagulation des vaisseaux foraminaux et péridiscaux. La qualité et la rapidité des
résultats en font une technique de choix.
par ordinateur. Aspects ergonomiques des nouveaux systèmes
P. Merloz (1) ; C. Huberson (2) ; J. Troccaz (2) ; J. Tonetti (1) ; A. Eid (1)
; H. Vouaillat (1) ; J. Cazal
(1); S. Plaweski (1) ; S. Blendea (1)
1 : Service d’Orthopédie - Traumatologie ; CHU A. Michallon ; Grenoble
2 : Laboratoire TIMC, équipe GMCAO ; Institut d’Ingénierie et d’Information pour
la Santé, CHU A. Michallon, Grenoble
Le but de cette étude est d’évaluer les performances et les aspects ergonomiques
des nouveaux systèmes de chirurgie assistée par ordinateur au niveau rachidien
en les utilisant pour réaliser des vissages pédiculaires. Les systèmes de
navigation à
base TDM sont couramment utilisés en chirurgie du rachis mais très peu d’études
ont été faites jusqu’alors pour essayer d’éva-luer la précision et la fiabilité
de ces nouveaux systèmes (par rapport aux plus anciens) surtout en ce qui
concerne les aspects performances (service rendu) et ergonomiques.
Matériel et méthode
Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2003, 8 patients ont été instrumentés
au niveau rachidien pour différentes pathologies (scoliose, fracture, et
instabilité dégénérative). 28 vis pédiculaires ont été mises en place à différents niveaux compris entre T12 et L5. Le
système utilisé était un système de navigation à base TDM identique pour
tous les patients. Le placement des vis a été évalué en post-opératoire
sur des radiographies et à l’aide d’un examen TDM. Dans le but d’augmenter
les performances (service rendu) et d’améliorer l’ergonomie des systèmes
de chirurgie assistée par ordinateur au niveau du rachis, de nouveaux outils
et de nouvelles technologies ont été développés. Au niveau du champ opératoire, des outils
passifs (sans fils) ont été utilisés (arc de référence, palpeur, guide de
perçage et tournevis) en remplacement des systèmes actifs équipés de fils et encombrants. Sur la station de travail,
le clavier et la souris ont disparus, le logiciel utilisé permettant de
se servir d’ un interface utilisateur conversationnel avec menu déroulant automatique.
Résultats
Les vis ont été considérées comme mal placées quand la pénétration corticale visible sur l’examen TDM était supérieure ou égale à 2 mm.
Seulement une vis n’était pas strictement intra pédiculaire au niveau de
L3 mais dans ce cas particulier, la chirurgie avait été faite pour corriger une scoliose double courbure chez une femme
de 34 ans atteinte d’ostéogenèse imparfaite. Il n’y a pas eu de complication
neurologique dans cette série. Le système de navigation à base TDM que nous
avons utilisé dans cette étude apparaît simple et fiable à utiliser. L’étape
de recala-ge entre les images pré opératoires et les images per opératoires
n’est pas plus longue que lors d’une procédure conventionnelle car l’ordinateur
est équipé d’un système d’acquisition rapide des informations per opératoires.
De ce fait le temps opératoire total n’est pas significativement augmenté.
D’un point de vue strictement chirurgical, l’utilisation d’outils passifs
(sans fil) est très simple. Une simple pédale pour faire avancer le menu
déroulant, un écran plat tactile et un interface utilisateur convivial concourent à augmenter les performances et l’ergonomie des systèmes.
Discussion
Le but principal des technologies d’assistance informatisée des gestes opératoires
est d’augmenter la précision, de réduire la morbidité et le caractère invasif
de certains gestes chirurgicaux. Revenant sur leur expérience en matière
de chirurgie assistée par ordinateur au niveau du rachis, les auteurs démontrent
l’im-portance des aspects ergonomiques et les performances de cette nouvelle
génération de systèmes de navigation. La prochaine étape de développement consistera à utiliser les modèles statistiques déformables en lieu et place de l’examen TDM pré opératoire. CONCLUSION : Le grand avantage de ces techniques consiste à fournir au chirurgien des vues de navigation en ayant des informations tridimensionnelles
en temps réel ce qui est très important lorsque les vertèbres sont déformées
notamment dans les scolioses. De plus les outils spécifiques sont simples
et faciles à utiliser. La procédure de recalage (après courbe d’ap-prentissage)
est rapide et n’augmente pas le temps opératoire.
Référence
-
Desbat L, Fleute M, Defrise M, Liu X, Huberson C, Laouar R, Martin R, Guillou
J.H, Lavallee S. Minimally Invasive Interventional Imaging for Computer-Assisted
Orthopaedic Surgery. In Troccaz J, Merloz Ph,(eds.). “SURGETICA 2002”: Computer-aided medical interventions.Tools and applications. Montpellier,
Sauramps Medical, 288 - 295, 2002.
-
Merloz Ph. Pedicle Screw Placement in Spine Surgery. CT-Scan based navigation versus Virtual Fluoroscopy (In French). In Duparc J, Merloz Ph,(eds).
Chirurgie Orthopédique Assistée par Ordinateur. Paris, Elsevier, 143
– 149, 2002.
-
Merloz Ph., Huberson Ch., Tonetti J., Eid A.,Vouaillat H. Computer-Assisted
Pedicle Screw Insertion.Techniques in Orthopaedics, 18 (2): 149 – 159,
2003.
Reconstruction d’une vertèbre lombaire à partir d’un modèle statistique
tridimensionnel et de deux radiographies calibrées
P. Merloz (1) ; C. Huberson (2) ; J. Troccaz (2) ; J. Tonetti (1) ; A. Eid (1)
; H. Vouaillat (1) ; J. Cazal (1)
; S. Plaweski (1) ; S. Blendea (1)
1 : Service d’Orthopédie - Traumatologie ; CHU A. Michallon ; Grenoble
2 : Laboratoire TIMC, équipe GMCAO ; Institut d’Ingénierie et d’Information pour
la Santé, CHU A. Michallon, Grenoble
Le but de ce travail consiste à étudier la fiabilité et la précision de la reconstruction
d’une vertèbre lombaire à partir d’images issues d’un modèle statistique tridimensionnel
et de deux radiographies calibrées. Cette technique doit permettre d’aborder chirurgicalement
le rachis au niveau lombaire et d’implanter du matériel d’ostéosynthèse en
utilisant les technologies de réalité augmentée. Ce travail s’inscrit dans
le cadre du projet de recherche européen MI3.
Matériel et méthode
la reconstruction d’une vertèbre lombaire a été réalisée sur plusieurs spécimen à partir d’images issues d’un modèle statistique tridimensionnel
(obtenu sans examen tomodensitométrique préalable) et de deux radiographies
calibrées. Il est considéré que les images du modèle statistique tridimensionnel de cette vertèbre lombaire à reconstruire sont des images préopératoires.
Les images per-opératoires sont représentées par deux radiographies calibrées acquises à l’aide d’un amplificateur
de brillance dont le récepteur est de technologie avancée (récepteur au
silicium).De plus ce dernier est doté de pastilles réfléchissantes capables
d’être détectées dans l’espace à l’aide d’un localisateur optique tridimensionnel.
L’ordinateur intervient dans la phase de mise en correspondance des images du modèle statistique tridimensionnel d’une part, et des deux radiographies
calibrées d’autre part. Les vues de navigation sont présentées à l’écran
et permettent de guider des outils au niveau vertébral. Pour vérifier la
précision et la fiabilité de ce système, nous avons implanté des vis pédiculaires sur plusieurs pièces
anatomiques. Le contrôle du positionnement de ces vis a été vérifié par
examen tomodensitométrique.
Résultat
Le système utilisé a permis de montrer la fiabilité et la précision de la reconstruction
d’une vertèbre lombaire à partir d’un modèle statistique tridimensionnel et de deux radiographies calibrées. Toutes les
vis implantées étaient parfaitement placées à l’inté-rieur des pédicules.
La précision obtenue était de l’ordre du millimètre.
Discussion
La méthode utilisée est de nature passive et n’impose aucune contrainte per-opératoire
au chirurgien. La reconstruction de la vertèbre lombaire à partir d’un modèle
statistique tridimensionnel préopératoire et de deux radiographies calibrées per-opéra-toires, permet
de s’affranchir de toute prise de points anatomiques et/ou de points de surface sur la vertèbre en question. le niveau de précision
atteint est sensiblement le même qu’avec les techniques à base tomodensitométriques.
Les examens spécifiques pré-opératoires (TDM) sont désormais inutiles et la navigation se fait uniquement avec deux images radiographiques per-opératoires calibrées.
Conclusion
Ce système devrait permettre, à terme, de voir apparaître dans les blocs opératoires
des amplificateurs de brillance de nouvelle génération permettant l’acquisition de radiographies calibrées successives.
Les informations numériques obtenues de cette façon, pourront être mises
en correspondance avec des données anatomiques de nature statistique permettant
ainsi de se passer de tout examen supplémentaire de nature TDM ou IRM en
préopératoire. L’introduction progressive des examens échographiques per-opératoires, en remplacement des radiographies calibrées doit ouvrir
la voie aux gestes chirurgicaux per cutanés au niveau du rachis lombaire.